Le blog du groupe Révoltes

Pour la construction d’un Parti Ouvrier Révolutionnaire et d’une Internationale Ouvrière Révolutionnaire

Continuons le combat contre Macron et son gouvernement : A bas le budget 2024 qui fait la part belle aux riches et aux patrons !

Après la lutte contre la réforme des retraites …  

Le combat contre la réforme des retraites s’est achevé par le vote de la loi que Macron s’est empressé de promulguer. Formellement il a gagné la partie mais après plus de 6 mois de manifestations monstres à travers toute la France, il sait que son pouvoir est reste fragilisé.

Il a pu passer en force pour imposer sa réforme, car les dirigeants syndicaux ont limité la mobilisation à des journées saute-mouton. Si la disponibilité des travailleurs au combat et leur ténacité étaient bien réelles, le cadre fixé par l’intersyndicale n’a pas été dépassé. Pourtant dès les journées de mobilisation massive de janvier, la perspective de la grève générale et du blocage du pays devait être avancée. Les directions syndicales ont refusé d’élaborer un plan de blocage national, laissant les travailleurs et les militants seuls dans des actions coups de poing. Macron-Borne ont ainsi pu faire abattre une forte répression sur les manifestants. Après l’application du 49.3 le 16 mars, des émeutes de rue ont éclaté durant environ 1 mois sans que l’intersyndicale ni les partis ouvriers ne s’en servent comme point d’appui pour appeler à renverser le gouvernement Macron-Borne. Au contraire, ils ont tous répondu présent à l’invitation de Borne le 5 avril, permettant à Macron de porter l'estocade. Répression, 49-3, promulgation rapide, tout l'arsenal de la Vème République y est passé.

Pourtant à cette rentrée, les dirigeants syndicaux ont tous accepté la main tendue de Macron.  Sophie Binet de la CGT l’a rencontré le 29 août dernier pour lui dire : « la rupture avec le monde du travail est totale, pour en sortir, il faut montrer que votre gouvernement n'est pas seulement au service des puissants et du patronat. » Alors même que des millions de manifestants scandaient « Macron démission » dans les manifestations, que les banlieues ont connu une explosion de colère, que des dizaines de militants CGT sont poursuivis en justice pour avoir participé aux manifestations contre la loi sur les retraites, Binet donne des conseils à Macron pour sortir de la crise ! Et le compte rendu confédéral d'ajouter que la CGT demande : « l'organisation d'un référendum sur les retraites » et une « conférence sur le financement (…).  C'est la seule façon d'apaiser la colère, de tourner la page du conflit social ». Tourner la page du conflit social ? Tel est le rôle de la CGT ?

De leur côté LFI, PCF, EELV, PS ont tous accepté de dîner avec Macron, en compagnie des LR, RN et autres défenseurs de la bourgeoisie. Pendant plus de 12h ils ont participé à cette mascarade alors que Macron les appelait à « faire nation ». Il s’est même autorisé le luxe de leur envoyer un courrier de remerciement pour leur participation, intitulé « relevé de conclusions partagées ».

… une colère immense demeure !

Le décalage est flagrant entre les travailleurs et ceux qui sont censés les représenter. La colère est immense chez les travailleurs. Et elle ne faiblit pas, nourrie jour après jour par les problèmes des fins de mois de plus en plus difficiles. L’inflation entraîne de plus en plus de familles, notamment monoparentales, à ne plus pouvoir se nourrir normalement. Les associations d’aide sont d’ailleurs débordées et doivent compter sur la charité des Bernard Arnault qui par ailleurs refusent d’augmenter leurs salariés. A l’image des huées qui ont accueilli le discours de Macron lors de la cérémonie d’ouverture de la coupe du monde de rugby, les travailleurs n’oublient pas que la politique menée par le gouvernement est entièrement tournée vers la satisfaction des intérêts des patrons. Comment oublier en effet quand cet été ce sont plus de 160 services des urgences qui ont dû fermer ? Macron joue les divisions lorsqu’il affiche une laïcité à géométrie variable : interdiction de l’abaya dans les établissements scolaires et parade à la grand-messe du pape à Marseille ! Pendant ce temps ses sbires annoncent de nouvelles remises en cause des droits pour les salariés à l’image de Karl Olive, député macroniste, qui émet le souhait d’interdire les grèves (dans les transports) pendant les JO.

A bas le PLF et le PLFSS 2024 !

Comment ne pas être en colère quand la préparation du projet de loi de finances (PLF) et du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2024 est cadrée par l’objectif annoncé de « réduire l’endettement ». Lorsqu’il s’agit de trouver 15 milliards d’économie sur les dépenses de l’État, les efforts porteront encore sur les travailleurs : doublement de la franchise sur les boites de médicaments et les consultations chez le médecin, 5 jours de carence … mais augmentation du budget militaire ! Macron préfère préparer la guerre plutôt que de satisfaire les besoins de la population. Il a préféré dilapider des milliards pour venir en aide aux entreprises pendant la crise COVID mais ne lâche que quelques chèques énergie à une population aux abois. Il reste hermétiquement sourd à la colère qui s’est exprimée dans les quartiers en juin et juillet dernier.

Ainsi pour les mois à venir, la feuille de route des mauvais coups pour la classe ouvrière prend corps dans la préparation du PLF et du PLFSS 2024. Sur cet exercice aussi, Macron cherche à canaliser ses « adversaires » dans une opposition constructive car il sait bien que son pouvoir repose sur une tête d’épingle. Il cherche ainsi le consensus sur le PLF autour des « dialogues de Bercy » mais promet l’utilisation du 49.3 si besoin, toujours prompt à se servir des outils antidémocratiques des institutions de la Vème République.

Aucun soutien, aucun consensus possible avec Macron : il faut rompre avec lui et le combattre !

Les organisations syndicales, les partis politiques doivent cesser immédiatement d’apporter le moindre soutien à Macron et son gouvernement. Aucun consensus n’est possible avec un gouvernement qui emprisonne les manifestants, les militants syndicaux et multiplie les coups contre la classe ouvrière. Il faut au contraire former un véritable front unique ouvrier pour défendre les intérêts des salariés, reprendre leurs revendications et aux premiers rangs desquelles :

  • Contre l’inflation et la misère qui guette : échelle mobile des salaires et des retraites !
  • Abrogation de la loi sur les retraites !
  • Libération de tous les manifestants et arrêt des poursuites judiciaires !
  • Pour un projet de renforcement des services publics, contre le projet de budget pour la guerre : A bas le PLF et le PLFSS 2024 !

A bas la Vème République et son arsenal antidémocratique !

Les partis de la NUPES devraient - avec les confédérations syndicales - reprendre ces revendications et postuler au pouvoir pour balayer Macron et la Vème République comme l'exigeaient les millions de manifestants.

Mais puisque ces organisations s'y refusent, construisons ensemble le parti ouvrier révolutionnaire qui les reprendra à son compte. Le groupe Révoltes milite pour la construction d'un tel parti. C’est sur cette base que nous invitons les jeunes, les travailleurs, les chômeurs, les retraités à venir discuter de la tactique à mettre en place pour y parvenir.

Prenez contact avec les diffuseurs de ce tract, rejoignez-nous !

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