Pour la construction d’un Parti Ouvrier Révolutionnaire et d’une Internationale Ouvrière Révolutionnaire
21 Mars 2013
« Le projet de métropole des présidents Mercier et Collomb a été avalisé par Hollande et Ayrault ainsi que par la ministre Lebranchu.
Ce projet vise à la suppression du département du Rhône sur le territoire de la Communauté urbaine de Lyon.
Collomb présente très explicitement l’objectif de cette fusion : réaliser des économies.
Ces économies, via la fusion de services vont affecter les agents, leurs conditions statutaires, de rémunération et de travail.
Le projet de métropole va amplifier la dislocation de certains services publics (gestion du RMI, des collèges …) puisque leur gestion sera différente selon le territoire organisé en métropole et celui maintenu sous la coupe du département. Cette métropolisation constitue un pas vers la suppression des départements.
La responsabilité de la CGT c’est d’exprimer clairement le rejet de ce projet de métropole au niveau local ce qui implique de combattre au niveau national le projet de loi d’acte III de la décentralisation.
Cette position est incompatible avec la demande de concertation sur le projet de création de métropole, qui reviendrait à cautionner sa réalisation. »
La CE ne s’est pas prononcée sur cette position.
Un tract commun aux sections CGT du Grand Lyon, de la Région Rhône-Alpes, du Département du Rhône et de la Ville de Lyon dénonce les conséquences de l’acte III de décentralisation tout en demandant aux présidents de ces collectivités locales à être associées à la mise en place de la métropole.
Suite à cette intervention, il y a eu une discussion sur la position que doit avoir le syndicat entre rejet/combat du projet et accompagnement de celui-ci par la négociation. La discussion reste encore ouverte car des élus Front de gauche entendent faire pression sur Collomb, pas tant pour défendre les personnels que pour défendre leur propre place d’élus locaux !