Le blog du groupe Révoltes

Pour la construction d’un Parti Ouvrier Révolutionnaire et d’une Internationale Ouvrière Révolutionnaire

A bas l’union nationale derrière Macron, les exécutifs locaux et le patronat : front unique contre la loi d’état d’urgence sanitaire et contre toute remise en cause des acquis ouvriers. Pour un programme de défense de la classe ouvrière, d’expropriation du capital !

Le gouvernement a profité de l’état d’urgence sanitaire pour remettre en cause les congés payés et allonger le temps de travail. Il a continué la politique d’asphyxie et de privatisation des hôpitaux. Il criminalise la population et les travailleurs et réduit presqu’à néant les libertés élémentaires. Il a montré son incompétence pour gérer la crise sanitaire, alors qu’il manque depuis le début de la crise de maques, de gel d’équipements de protection, de tests notamment dans les établissements de santé. Il encourage la reprise coûte que coûte de l’école et du travail alors que les conditions sanitaires ne sont pas réunies.

La CGT a été en première ligne pour exiger l’arrêt des activités non nécessaires. Elle a combattu pour ajourner la réforme de l’assurance chômage, elle engage des procès contre les entreprises qui ne protègent pas leurs salariés comme Amazon, elle a dénoncé la remise en cause des acquis ouvriers. Mais les responsables syndicaux n’organisent aucun mouvement concret contre l’état d’urgence. Même pas le 1er mai. Pire, la CGT cautionne l’union nationale en participant à des comités locaux comme à la Métropole de Lyon, aux côtés des élus de LREM, LR, du PS, du Front de gauche avec la CFDT, qui a pourtant signé un texte d’allégeance au patronat qui entend par ailleurs se soustraire de ses responsabilités pénales de sécurité.

Comme le préconise l’institut bourgeois Montaigne, le patronat veut faire payer la crise aux travailleurs qui sont sommés d’allonger leur temps de travail, en sacrifiant des jours fériés et des semaines de congés pour relancer coûte que coûte la production et tenter de restaurer les profits perdus. Le gouvernement et les institutions financières du capital exigeront de faire payer les conséquences de la crise aux travailleurs. La chambre de Karlsruhe a d’ailleurs confirmé qu’il n’était pas question de laisser filer la dette publique, il faudra donc payer la facture.

A quoi servent ces plans de relance associant le plus largement les partis et les syndicats ?

Ils servent à déminer la contestation qui ne tardera pas à se manifester de nouveau étant donné l’accroissement de la précarité et de la misère, du développement du chômage, de l’allongement du temps de travail et du renforcement de la productivité, des cadences.

Il faut imposer la rupture définitive des directions syndicales avec le gouvernement, avec les pouvoirs locaux et opposer un programme de défense de la classe ouvrière :

  • Pas de reprise du boulot ni de l’école tant que la crise sanitaire est encore en vigueur,
  • Maintien des rémunérations de tous les travailleurs (chômage partiel payé à 100 %, indemnités journalières à 100%, autorisations spéciales d’absence dans la Fonction publique), interdiction des licenciements, des ruptures de contrat
  • Réquisition des laboratoires et des hôpitaux, des entreprises qui fabriquent des masques, du gel, des équipements de protection, des tests ; dépistage massif du virus : distribution de masques
  • Abrogation de la loi d’état d’urgence
  • Contrôle des prix
  • Rétablissement de l’ISF, progressivité de l’impôt sur le revenu, suppression de la TVA, arrêt des exonérations de cotisations patronales et financement intégral de la Sécurité sociale par le patronat
  • Etc.

La mise en œuvre de ces mesures d’urgence amènerait nécessairement à la faillite des entreprises capitalistes, qui doivent donc être nationalisées, sans indemnités ni rachat, donc expropriées sous le contrôle des travailleurs et de leurs organisations syndicales.

Ce sont ces mesures que devraient prendre en charge les partis d’origine ouvrière PS, PCF, LFI. Force est de constater que les directions de ces partis et des syndicats s’attèlent plus à prêter le flanc à la bourgeoisie pour relancer l’économique capitaliste, sous un label écolo, sans s’attaquer ni à la propriété capitaliste, ni à l’Etat bourgeois.

C’est pourquoi, construire une réelle perspective ouvrière à la crise nécessite de s’atteler à la construction d’un parti ouvrier révolutionnaire.

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