Le blog du groupe Révoltes

Pour la construction d’un Parti Ouvrier Révolutionnaire et d’une Internationale Ouvrière Révolutionnaire

SECTION C.G.T. CHAUFFAILLES

SECTION C.G.T. CHAUFFAILLES Le 7 juin 2010

La section C.G.T. de Chauffailles et son Canton a pris l’initiative d’appeler ce jour à manifester la colère des salariés actifs, chômeurs et retraités de notre région face à une situation désastreuse tant sur le plan de l’emploi que sur les salaires.

Des centaines d’emplois ont été supprimés par le patronat local en profitant de « la crise » pour se débarrasser d’une partie des salariés en CDI et pour les reprendre selon ses besoins en contrats intérimaires ou en CDD. C’est tout bénéfice pour lui ! Plus d’ancienneté, plus d’avantages acquis, bas salaires pour tous !

Cette politique patronale, orchestrée par le gouvernement Sarkozy-Fillon auquel appartient Monsieur Mercier, a comme objectif prioritaire de faire baisser la valeur du travail salarié, en s’attaquant à la retraite à 60 ans à taux plein après 37,5 ans de versement, en bloquant les salaires, en supprimant des dizaines de milliers d’emplois dans la fonction publique pour les remplacer partiellement par des emplois contractuels sans aucune garantie statutaire, en détruisant les services publics si nécessaires à la population la plus en difficulté.

La section C.G.T. ne peut en aucun cas soutenir cette initiative d’implanter un PIMMS à Chauffailles, quand les bureaux de La Poste ferment, quand la gare se transforme en « épicerie » tenue par des salariés en contrat précaire.

Nous disons :

* assez de « dialogue social » et de négociations sur les plans du gouvernement qui détruisent tous nos acquis !

* les responsables des organisations syndicales et politiques qui nous représentent doivent s’unir et appeler à la mobilisation générale sans attendre 2012 !

* il s’agit de notre survie et de l’avenir de nos enfants. C’est pourquoi nous exigeons :

- l’augmentation générale des salaires et pensions, le SMIC aux chômeurs en fin de droits

-l’ interdiction de tous les licenciements !

- un seul contrat : le CDI

- la retraite à 60 ans calculée sur les 10 meilleures années pour 37,5 ans de versement

- non à la casse des services et des emplois publics !

Organisons-nous, renforçons la section CGT pour défendre les droits de tous les salariés !

Comment le patronat et le gouvernement précarisent les emplois

C’est sans vergogne que le ministre Mercier (1) a expliqué le 7 juin que l’installation en gare de Chauffailles d’un « Point Information Média Multi-Services » était « une façon moderne (sic) de répondre à la demande du public » !

De quoi s’agit-il donc ? Le PIMMS est une association créée en 1995 par la SNCF, EDF, GDF, France Telecom, La Poste, Keolis Lyon et Veolia Eau, pour « relayer les services publics » : en fait, ceux-là mêmes qui ferment leurs agences un peu partout et suppriment des milliers d’emplois statutaires ou en CDI afin de réduire leurs coûts et rentabiliser au maximum leurs services.

« Cette mutualisation est source d’économie : un vrai sacrifice, mais un vrai bénéfice» dit le ministre ! On ne saurait mieux dire puisqu’à Chauffailles, après avoir fermé la gare, la SNCF alloue royalement une subvention annuelle de 6 000 € à l’association PIMMS, et va « bénéficier » de trois agents à plein temps !

Mais de quels emplois s’agit-il ? Des « emplois aidés », c’est à dire précaires (18 mois maximum), chargés de « détecter la précarité » (dixit la responsable du site) !

C’est ainsi en effet que les entreprises, avec le soutien très actif du gouvernement Sarkozy-Fillon, fait baisser le coût du travail. L’INSEE – sur son site – recense pas moins de 17 types de contrats aidés – entre contrat d’accompagnement dans l’emploi, contrat emploi solidarité, contrat emploi consolidé, etc., accompagnés d’autant « d’exonération de charges patronales », à condition d’ailleurs de payer au SMIC. En effet, plus le salaire augmente, plus les aides diminuent : jusqu’à 561,84 € d’aides pour 1 337,73 (SMIC brut pour 35 H .) mais seulement 93,64 € pour un salaire de 2 006,59 € .Ce ne sont plus des aides : ce sont des primes aux bas salaires !

La section CGT de Chauffailles a eu parfaitement raison de dénoncer cette politique de bousille des CDI et des emplois statutaires qui vide les caisses de la Sécurité Sociale et de l’UNEDIC, et que le gouvernement veut remplir avec de nouveaux impôts.

(1) Ce ministre est par ailleurs président du Conseil Général du Rhône et, à ce titre, a déjà englouti 61 millions d’€ de fonds publics dans le projet pharaonique du Musée des Confluences à Lyon, toujours en l’état de terrain vague après dix ans de travaux !

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