Le blog du groupe Révoltes

Pour la construction d’un Parti Ouvrier Révolutionnaire et d’une Internationale Ouvrière Révolutionnaire

Contre le gouvernement Hollande-Ayrault et sa politique au service du capital : pas de négociations ! Combat classe contre classe !

Depuis sa mise en place en 2012, le gouvernement a mené sur tous ses aspects (intérieur et extérieur) une politique conforme aux intérêts de la bourgeoisie française.

Le très droitier Manuel Valls poursuit avec la bénédiction de l’Élysée la politique réactionnaire de Sarkozy : chasse aux Roms, politique de reconduction à la frontière contre les familles et les travailleurs immigrés sans papiers, régularisation au compte goutte … Le seul mot d’ordre recevable en la matière devrait être : Abrogation de toutes les lois anti-immigration (de Pasqua à la circulaire Guéant) ! Régularisation immédiate de tous les travailleurs sans papiers !

Sur le plan de la politique internationale, Hollande, en bon défenseur de l’impérialisme français, a lancé l’intervention militaire au Mali et œuvre sur le plan international depuis plusieurs semaines pour une intervention en Syrie. La solidarité internationale entre les travailleurs exige au contraire aucune intervention impérialiste, sous quelque mandat qu’elle soit lancée (ONU, OTAN …), sous quelque prétexte humanitaire qu’il soit !

En terme de politique intérieure, le gouvernement a choisi de poursuivre la RGPP sarkozienne de restructuration des administrations et de suppressions massives de postes de fonctionnaires par la Modernisation de l’Action Publique (MAP). Il a refusé d’augmenter la valeur du point d’indice, soit la 5ème année consécutive sans hausse de la rémunération des fonctionnaires, ce qui entraîne avec l’inflation une perte de pouvoir d’achat de plus de 13% (hors tabac) et plus de 15% (avec tabac) depuis 2000.
Conscient de la signification du résultat des élections de 2012 qui ont chassé Sarkozy et l’UMP du pouvoir pour en finir avec la politique des attaques contre les acquis ouvriers, le gouvernement est contraint d’associer les directions syndicales par le dialogue social afin d’éviter le surgissement d’une mobilisation. Il explique clairement que l’objectif de ce dialogue social est d’aboutir à une « opposition non conflictuelle » !

La méthode du gouvernement pour faire passer ses réformes est celle de l’association capital-travail. Ainsi, l’ANI, formidable coup contre le Code du Travail, est riche d’enseignements : au lieu de dénoncer la teneur de l’accord qui se tramait entre le patronat et la CFDT sous l’égide du gouvernement, les directions confédérales de FO et de la CGT ont accepté le cadre des discussions et ont refusé de mobiliser les travailleurs contre ce projet. Nous en connaissons tous aujourd’hui le funeste résultat.
Mais la responsabilité des dirigeants syndicaux est d’autant plus totale qu’ils ont renouvelé l’expérience avec la réforme des retraites lancée par Ayrault. Ils ont accepté de se rendre à la seconde conférence sociale en juin 2013 et de participer à l’ensemble des discussions pendant l’été avec le gouvernement au lieu de mobiliser les travailleurs contre le projet. Cela a permis au gouvernement de présenter un projet de loi à la rentrée. L’appel de FO et de la CGT à une journée d’action interprofessionnelle de grève et manifestations le 10 septembre n’avait pour objectif que de peser sur les négociations, « pour faire bouger les lignes gouvernementales » comme le soulignait un responsable confédéral.

Ainsi les appareils syndicaux laissent entendre aux travailleurs que ce gouvernement pourrait mener une politique conforme à leurs intérêts, il suffirait pour cela qu’ils pèsent dans la balance. Cela renvoie la responsabilité sur le dos des travailleurs qui ne se mobilisent pas assez et dédouane complètement l’appareil de sa complicité !

Aujourd’hui le gouvernement prépare le budget 2014. Celui-ci concentre toute la politique du gouvernement. Il met en œuvre la poursuite des suppressions de postes et le gel du point d’indice dans la fonction publique et prépare les nouvelles attaques contre les travailleurs dont, entre autre, la remise en cause du système actuel de cotisations de sécurité sociale pour la branche famille en fiscalisant sur les ménages la part des cotisations patronales. De même par la fiscalité, il ponctionne durement les familles avec une réforme de l’impôt sur les revenus (accentuation du plafonnement du quotient familial …), l’augmentation de la TVA …. Alors qu’il entérine les cadeaux pour les patrons au nom de la compétitivité des entreprises.

Ce budget doit être combattu avec détermination : A bas le projet de budget 2014 !

Il existe une majorité de députés PS et Front de Gauche à l’Assemblée Nationale : il faut lui imposer la satisfaction des revendications et en premier lieu le vote contre le projet de loi sur les retraites. Les directions syndicales doivent également être au service des salariés : qu’elles rompent immédiatement toutes ces négociations et organisent avec l’ensemble des travailleurs la mobilisation.

Assez de dialogue social !

Front unique des organisations d’origine ouvrière PS, FdG, CGT, FO pour :

Le retrait du projet de loi sur les retraites !
L’arrêt de la MAP !
Le retrait du projet de b
udget 2014

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