Pour la construction d’un Parti Ouvrier Révolutionnaire et d’une Internationale Ouvrière Révolutionnaire
12 Novembre 2014
Situation internationale : les rivalités inter-impérialistes exacerbées au Proche et Moyen-Orient
La situation internationale à cette rentrée est principalement caractérisée par les rivalités entre les différents impérialismes qui s’expriment au Proche et Moyen Orient. Afin de comprendre ce qui se joue aujourd’hui dans cette région il convient de revenir un peu en arrière.
Lénine dans son ouvrage « Impérialisme stade suprême du capitalisme » expliquait en 1916 que le capitalisme après une phase ascendante, progressiste, atteignait un nouvel et ultime stade de développement, l’impérialisme. La planète entière était désormais sous domination capitaliste et les Etats devaient se livrer une bataille ouverte pour la conquête et la préservation de leur zone d’influence, leur marché et l’approvisionnement en main d’œuvre et matières premières. Il caractérisait ce stade comme l’ère des guerres et des révolutions. Force est de constater que, de ce point de vue, la situation n’a pas changé.
Le partage du monde entre puissances impérialistes
De fait, les États impérialistes se livraient dans le cadre de la 1ère guerre mondiale, à un nouveau partage du monde.
A l’issue du conflit, l’empire Ottoman explosait et les impérialismes français et anglais tentaient de se partager cette zone : la Société Des Nations (SDN) accorda à la France mandat sur la Syrie et le Liban. La Mésopotamie (Irak et Palestine) fut mise sous influence anglaise. Des accords secrets - tel celui de Sykes – Picot - prévoyaient ce découpage. La création de nouveaux États artificiels date de cette époque comme celle de l’Arabie Saoudite, du Yémen …, dans la péninsule arabique.
La résistance à la main mise impérialiste dans la région vint du mouvement national turc et des masses arabes surexploitées. Pour plus de détail sur cette question, les lecteurs pourront utilement se référer à l’article publié dans Révoltes sur la Turquie.
Cette résistance s’organise derrière des mouvements nationalistes, pan arabiques, petits bourgeois mais aussi avec un caractère de plus en plus révolutionnaire. L’URSS représentait alors un phare pour les prolétariats à l’échelle mondiale et les masses arabes n’échappaient pas à cet attrait.
Depuis le milieu et surtout la fin du 19ème s., la Grande Bretagne a soutenu les mouvements sionistes, comme fer de lance de sa politique impérialiste au Moyen Orient afin de sécuriser la route des Indes. Puis, après la seconde guerre mondiale, sous la poussée de l’impérialisme US et avec l’aval de la bureaucratie stalinienne, l’Etat d’Israël est créé en 1948 comme gendarme de l’impérialisme dans la région pour faire barrage à la montée révolutionnaire des masses arabes.
L’ordre impérialiste américain et la création de l’État d’Israël
Après la 2ème guerre mondiale, l’impérialisme US assoit sa position d’impérialisme dominant notamment en exploitant les positions conquises pendant la guerre. Tenter "d'unifier" les forces productives dans le monde en réorganisant la division du travail selon ses besoins, assurer son hégémonie militaire et imposer sa domination politique : tel était alors son objectif. Pour autant il y a loin de la coupe aux lèvres. Et pour atteindre cet objectif il convenait, pour l’Impérialisme, d’éteindre les foyers révolutionnaires de par le monde.
Ainsi, dompter les masses arabes devait désormais et avant tout se faire selon l’ordre US. Le Proche et le Moyen Orient sont des zones géographiques stratégiques pour l’impérialisme US. Il s’agit de faire rempart à la zone d’influence de l’URSS qui s’est considérablement élargie après guerre en Europe de l’Est, jusqu’à la Yougoslavie (Balkans).
Mais la création d’Israël et sa politique expansionniste et coloniale conduit les masses palestiniennes à l’affrontement. La répercussion est réelle dans toutes les masses arabes de la région jusqu’au Maghreb et aussi en France, ex empire de 1er rang dont les liens restent étroits avec ces pays ne serait-ce que par les intérêts économiques qui existent encore.
La politique sioniste exacerbe les tensions et pousse, notamment sous la pression des masses arabes, les États de la région à engager plusieurs guerres. La « crise » du Canal de Suez en 56, la guerre des 6 jours en 67 avec l’annexion du Golan (en Syrie) et du Sinaï (en Egypte), la guerre du kippour en 73 en sont les exemples.
La trahison des révolutions arabes
Mais en l’absence de véritables partis ouvriers révolutionnaires qui guident leurs combats, les travailleurs se trouvent sans perspectives. Aucune solution ouvrière n’est avancée de manière systématique et ordonnée, avec un plan d’agitation, auprès des masses. Les PC et l’internationale communiste stalinienne enferment les masses dans le Pan-arabisme et les combats nationalistes. La IVème Internationale, malade du révisionnisme pabliste, ne sera pas capable d’impulser, de rassembler et d’organiser massivement les travailleurs sous le mot d’ordre de la constitution des Etats Unis Socialistes du Proche et du Moyen Orient, seule perspective à même de fédérer les combats nationaux, régionaux, sur l’axe de la prise du pouvoir, pour le socialisme.
Cet échec est lourd de conséquences et pèse encore considérablement aujourd’hui.
Dès lors, la nature ayant horreur du vide, le terrain politique, organisationnel, sera occupé par des organisations bourgeoises, plus ou moins religieuses et dans tous les cas réactionnaires comme au Liban par exemple avec la création des milices chiites du Hezbollah dans les années 80.
Mais la politique et l’existence même de l’État sioniste comme gendarme impérialiste est également, dès sa création, une source d’instabilité peu propice à la sécurisation des intérêts impérialistes (approvisionnement en matières premières). Les États arabes soumis à l’impérialisme (Arabie Saoudite, Liban, Syrie, Irak …) sont l’objet de critiques internes très fortes quant à leur soutien à l’impérialisme et donc à l’état sioniste et l’impérialisme est sans cesse obligé de mesurer ses interventions.
La révolution iranienne à la fin des années 70, matée par Khomeiny avec le soutien des impérialismes US et français est un avertissement sérieux pour l’impérialisme US qui met en place un dispositif multiple avec la complicité de la bureaucratie stalinienne : la mise en place de Saddam Hussein en Irak à la fin de années 60 sera utilisée. Armé, il déclenchera la guerre contre l’Iran en 1980 (8 ans de conflit, des millions de morts …).
Par ailleurs, l’impérialisme armait dès 1979 des fondamentalistes sunnites tels Oussama Ben Laden pour jouer un rôle en Afghanistan contre les troupes du Kremlin. Ben Laden formera en 1987 Al Quaida d’où émergera plus tard en 2006 l’État Islamique. En 1989, les troupes du Kremlin se retirent d’Afghanistan et les USA, comme l’Arabie Saoudite son vassal, n’y trouvant plus d’intérêts immédiats, cessent alors de financer Ben Laden.
D’autre part, les Palestiniens chassés de leur terre sont poussés à l’exil et se réfugient au Liban, en Jordanie et en Egypte. Les camps de réfugiés au Liban sont des camps d’entraînements militaires et la base depuis laquelle les combattants pro-palestiniens, sous drapeau de l’OLP principalement, lancent des attaques sur Israël. En 1982 Israël envahit le Liban déjà en proie à une guerre civile entre pro-palestiniens et milices chrétiennes. La Jordanie, en bon vassal de l’impérialisme, fait la chasse aux fedayns. La direction politique de l’OLP est évacuée sur Tunis par l’armée française.
1987, c’est la 1ère intifada : les masses palestiniennes humiliées, privées de tout (eau, électricité, travail…) se sentent à juste titre lâchées, trahies par l’OLP. A Gaza puis dans toute la Cisjordanie les femmes en tête d’une population aux abois se soulèvent contre l’armée d’occupation israélienne. C’est la guerre des pierres. Le Hamas émerge à ce moment, sur les cendres de l’OLP qui vient en 88/89 au nom de la création d’un hypothétique État palestinien de reconnaître l’État d’Israël et renoncer à la lutte armée.
La chute de l’URSS et une nouvelle perspective pour les combats de classe
La chute du mur de Berlin en 1989, la disparition de la RDA et la réunification de l’Allemagne sous la houlette de la RFA, vont conduire en 1991 au renversement de Gorbatchev et de la bureaucratie du Kremlin. Dès lors, l’URSS éclate et la restauration du capitalisme peut se faire sur tout l’Est de l’Europe.
Ces événements vont bouleverser les rapports mondiaux. Nous écrivions dans « Une Nouvelle Perspective » : « Dès lors l’impérialisme US a pris l’initiative ».
Saddam Hussein, Ben Laden, sont de purs produits de l’impérialisme. Incontrôlables, ces éléments devenaient à leur tour des facteurs d’instabilités et représentaient donc un danger pour l’ordre impérialiste dans la région. Les velléités d’annexion du Koweït par un Irak exsangue ont été l’occasion en 1991 pour l’impérialisme US d’intervenir militairement, sous mandat de l’ONU, afin de réaffirmer aux yeux du monde qu’il entendait rester le maître. La guerre fut d’une grande violence et rapide. L’Irak enfoncé subira désormais un embargo international insupportable.
La restauration capitaliste a nécessairement entraîné des modifications importantes dans les rapports inter-impérialistes.
En Europe, l'unification de l'Allemagne lui a permis d'affirmer sa position prépondérante parmi les puissances capitalistes européennes, à l'intérieur de l'UE.
En 1997, nous écrivions dans « Une Nouvelle Perspective » : "avec la dislocation de l'URSS, de la bureaucratie du Kremlin et des bureaucraties satellites, la marche à la restauration capitaliste "l'impérialisme américain est devenu la seule puissance mondiale", l'URSS faisait dans une certaine mesure contrepoids dans le monde à l'impérialisme US. De plus, l'antagonisme des puissances impérialistes et de l'URSS contraignait l'impérialisme US à "ménager" les autres puissances impérialistes. Il a même été dans la nécessité d'impulser la reconstruction des autres puissances impérialistes après 1945. Sa politique d'économie permanente d'armement a profité et renforcé les autres puissances impérialistes, surtout le Japon et l'Allemagne. Aujourd'hui l'impérialisme américain n'a plus cette contrainte. Il peut faire valoir pleinement ses intérêts au détriment des autres puissances impérialistes."
Qu’en est-il aujourd’hui ?
De nouvelles puissances impérialistes
La bulle d’oxygène qu’a représentée l’ouverture des nouveaux marchés chinois, russe et est-européen avec la restauration du capitalisme dans ces régions, est aujourd’hui en grande partie consommée. L’air manque à nouveau. La crise économique qui s’est développée à partir de 2008 en est aussi l’expression.
La Russie et la Chine doivent être considérées comme des puissances de type impérialiste. Ce sont des États où l’économie est capitaliste, le marché intérieur est limité et encore en développement (à développer) mais qui ont l’obligation de trouver un marché extérieur et de sécuriser leur approvisionnement en matières premières. Ils doivent rivaliser avec les autres grandes puissances de la planète et dès lors les autres États doivent également défendre leur pré-carré face à eux. Cette guerre économique peut se retrouver, par l’intermédiaire de nations plus ou moins inféodées, sur le terrain militaire direct. L’Ukraine en est un exemple, où la rivalité qui s’exprime est clairement celle de la Russie face à l’Allemagne par UE interposée.
En Afrique, l’affrontement inter-impérialiste oppose désormais aussi la Chine et la Russie aux impérialismes français, britannique et US.
Pour le Proche et Moyen Orient c’est la même situation : la donne a changé. L’impérialisme US se voit contraint de composer.
Cet impérialisme dominant n’est pas hégémonique ; l’intervention qu’il met en place au Moyen Orient, pour faire face à ce qui pour lui, faute de le servir, est désormais devenu la barbarie de l’État Islamique, se fait de concert avec les autres impérialismes, dont la France. L’impérialisme US n’a pas les moyens d’agir seul et demande l’engagement des États arabes inféodés de la région au 1er rang desquels l’Arabie Saoudite. Le bourbier irakien de la seconde guerre du Golfe est encore dans les mémoires. De même après avoir un temps tenté de prendre pied en Afrique en lieu et place de l’Impérialisme français, il a été contraint de lever le pied. La crise économique de 2008 lui a ôté, pour un temps, cette capacité d’intervention. Les milliards de dollars injectés pendant des décennies dans l’économie d’armement doivent désormais être économisés. Le déficit budgétaire américain atteint des records et le colosse n’a jamais eu autant les pieds d’argile. Dès lors l’arrivée en Afrique et au Moyen Orient de la Chine et de la Russie ne peut être contrée directement par les armes.
Le printemps « arabe » de 2011
Le printemps arabe de 2011 a bouleversé l’équilibre de la région, mais faute de débouché politique, les masses sont aujourd’hui en difficulté. En Tunisie, le pacte national entre les partis bourgeois et les organisations ouvrières, Front populaire et UGTT, a fait refluer les masses et permis l’adoption d’une nouvelle constitution bourgeoise.
En Égypte l’armée, mise en place avec le soutien de l’impérialisme, a su reprendre le contrôle contre les frères musulmans certes, mais surtout contre les masses qui subissent, comme au Sinaï, une répression féroce au nom de la lutte contre le terrorisme. Des villages entiers sont rasés, viols et meurtres dépassent en nombre ceux commis pendant l’occupation israélienne. Pour autant les revendications sociales sont posées par la classe ouvrière égyptienne notamment la question du salaire minimum et du contrôle des entreprises.
Suite à l’intervention impérialiste sous l’impulsion de la France, la Libye (sans réel prolétariat) est désormais sans État, sans gouvernement réel, écartelée entre les tribus rivales. Les 3 régions qui la composent s’affrontent ouvertement pour le contrôle de la rente pétrolière.
Le rôle de l’impérialisme dans la région
En Syrie, Bachar Al Assad est toujours en place et en appelle désormais à l’intervention contre l’État Islamique. Idem pour l’Irak et l’Iran. Idem bien sûr pour Israël.
De fait on assiste à l’explosion des frontières des États artificiels issus du partage de la région entre les différents impérialismes. De fait l’organisation dénommée État Islamiste fait exploser les frontières syriennes et irakiennes.
Ces États sont aujourd’hui totalement déstructurés, déliquescents, en complète désagrégation. La 2ème guerre du Golfe a anéanti l’Irak et le gouvernement irakien mis en place par les USA est honni par les masses, incapable de leur assurer le minimum vital ni même un semblant de démocratie. Les ex-cadres de l’armée irakienne liés au parti Baas de Sadam Hussein et intrinsèquement hostiles à l’impérialisme US, ont trouvé dans l’organisation État Islamique d’Irak (EII) la possibilité de poursuivre leur combat. Cette organisation (EII) créée en 2006 à partir d’une alliance de groupes armés djihadistes irakiens dont fait partie Al Qaida, s’est développé sur une base idéologique différente de sa « maison mère » : pour Al Qaida l’ennemi est l’impérialisme, en priorité US ainsi que l’État d’Israël, alors que pour les dirigeants d’EII, il convient de mener le djihad localement pour la restauration du « califat des Abbassides ». A partir de 2013, EII intervient directement dans la guerre civile syrienne et suite à des victoires militaires qui lui permettent de conquérir un territoire à cheval entre l’Irak et la Syrie, il se proclame État Islamique en Irak et au Levant (EIIL). Selon le ministre français de la Défense Jean Yves Le Drian, EIIL disposerait de 3 000 Humvee, 50 chars lourds, 150 blindés légers et 60 000 armes individuelles. Une analyse du New York Times indique que la Chine, la Russie, l'ex-Union soviétique, les États-Unis et la Serbie auraient fourni plus de 80 % des armes. Il contrôle egalement des puits de pétrole lui rapportant 2 milliards de dollars.
Le Djihad n’est pas un combat de classe et ne peut représenter aucun espoir pour le prolétariat ni pour la bourgeoisie d’ailleurs. Il ne représente aucune catégorie sociale pouvant prétendre au pouvoir mais est le seul mouvement existant capable de capter la révolte d’une jeunese désorientée politiquement, qui cherche à s’opposer et s’affronter aux pouvoirs actuels. Ces mouvements réactionnaires s’opposent en fait à toute émancipation, des femmes en premier lieu, mais de tout le monde en réalité. Ils ont une peur panique de la jeunesse et du prolétariat qui pourrait faire valoir ses droits et sont prêts à les combattre, à les anéantir, pour conserver la seule chose importante à leurs yeux : leur impunité à massacrer, piller, exploiter et violer. Les organisations ouvrières doivent donc sans détour les caractériser ainsi et organiser la jeunesse et le prolétariat pour leur auto-défense contre ces organisations fondamentalement bourgeoises et réactionnaires.
L’impérialisme français tente de sauver les meubles
L’impérialisme français est en perte de vitesse sur la scène internationale. Impérialisme de 3ème zone, il semble incapable de préserver son pré-carré qui est en train d’exploser en vol en Syrie comme au Liban.
Mais l’impérialisme français ne renonce pas pour autant. Après l’intervention en Centrafrique, il se redéploie sur le continent : l’opération Barkhane a pris cet été le relais de l’opération Serval au Mali. L’armée française remonte plein nord en Afrique et étend son périmètre d’intervention du Mali au Centrafrique jusqu’au Tchad et s’approche du Soudan. Derrière, c’est l’Égypte, Israël et les portes du Moyen Orient.
Dans ce contexte Israël a aussi pris les devants cet été avec l’intervention dans la bande de Gaza. Mais là, les mêmes Hollande, Valls, ont volé au secours d’Israël, interdisant même certaines manifestations, soutenant l’État sioniste et lui reconnaissant le droit de défendre sa sécurité par tous les moyens à sa disposition !
Hollande, Le Drian et Fabius annoncent l’intervention de la France contre EI dans la coalition militaire sous égide de l’ONU (caverne de brigands).
La situation de chaos est avant tout le produit de la politique impérialiste mais se sont les masses qui en subissent les plus lourdes conséquences.
A bas les interventions de l’impérialisme français !
Les militants ouvriers doivent dans le cadre des traditions de l’internationalisme prolétarien intervenir dans leurs organisations syndicales sur la ligne : front unique contre l’intervention impérialiste au Moyen Orient ! A bas l’opération Barkhane et toute opération et ingérence française en Afrique, au Proche et Moyen Orient.
Ce gouvernement Valls 2 prévoit de nouvelles attaques frontales contre la classe ouvrière française (LOSS, budget 2015, pacte de responsabilité, CICE). Il est honni par les masses. Hollande atteint des sommets d’opinion défavorables.
Il ne peut conduire son offensive qu’appuyer sur le soutien infaillible des bureaucraties syndicales. Dans les syndicats, les militants doivent dire et organiser les travailleurs sous l’angle : Nous n’avons pas à soutenir ce gouvernement de guerre contre les travailleurs : A bas le Pacte de responsabilité, le CICE !
A bas le projet de budget 2015 ! A bas l’intervention impérialiste française !
Combattre en soutien des peuples arabes opprimés, de ceux d’Afrique, c’est engager le combat contre notre propre impérialisme. L’ennemi est dans notre pays !
Nous devons nous organiser dans les syndicats pour engager le combat contre le gouvernement et sa politique anti-ouvrière et imposer aux directions syndicales qu’elles cessent tout soutien et rompent sans délai le dialogue social.
Plus largement, les directions syndicales ont la responsabilité d’organiser la mobilisation en direction de l’Assemblée Nationale afin que la majorité de députés PS et Front de Gauche qui y siège rompe avec le gouvernement et impose le retrait des troupes françaises d’Afrique et du Moyen Orient.
Seul ce combat est en mesure d’affaiblir les politiques impérialistes. Sur cette base les peuples arabes pourront reprendre le combat pour leur émancipation et s’engager dans la voix qui les mènera à la création des États Socialistes du Proche et Moyen Orient.