Le blog du groupe Révoltes

Pour la construction d’un Parti Ouvrier Révolutionnaire et d’une Internationale Ouvrière Révolutionnaire

Aucun soutien au gouvernement Hollande-Valls-Macron ! Les dirigeants syndicaux doivent rompre avec lui et organiser la manifestation centrale à l’Assemblée nationale pour imposer à la majorité PS-FdG le rejet des plans anti-ouvriers C’est la condition pour éviter le retour de l’UMP au pouvoir en 2017

Aucun soutien au gouvernement Hollande-Valls-Macron !

Les dirigeants syndicaux doivent rompre avec lui et organiser la manifestation centrale à l’Assemblée nationale pour imposer à la majorité PS-FdG le rejet des plans anti-ouvriers

C’est la condition pour éviter le retour de l’UMP au pouvoir en 2017

A bas la politique patronale du gouvernement Hollande-Valls-Macron !

A chaque nouvelle élection qui se traduit par une baisse de l’audience des listes PS, à chaque nouveau coup porté contre la classe ouvrière (vote par un coup de force en première lecture du projet de loi Macron), le gouvernement Hollande-Valls-Macron poursuit son offensive contre les acquis des travailleurs en développant une politique d’austérité.

La politique du gouvernement est rejetée par les travailleurs, qui ont largement boudé les élections départementales. L’abstention et l’appel au Front républicain du PS ont profité aux listes bourgeoises de l’UMP-UDI et FN, qui malgré les divisions, redorent leur blason en vue de reprendre le pouvoir en 2017. La remontée de l’UMP est insupportable aux salariés qui, en votant PS et dans une moindre mesure Front de gauche en 2012, pensaient se débarrasser de Sarkozy pour plus de 5 ans.

Des grèves se multiplient notamment dans le secteur public : grève à Radio France contre les coupes budgétaires, les réorganisations internes et les suppressions d’effectifs, combat contre les attaques consécutives à la réforme territoriale à Lyon, Mulhouse … mais aussi dans le privé contre les mises en liquidation des entreprises.

Pendant ce temps-là, les dirigeants syndicaux s’assoient à la table du gouvernement et du patronat pour discuter du bilan de la loi de sécurisation de l’emploi issue de l’ANI ! Le bilan est vite fait : le patronat a pu imposer grâce à cette loi le chômage partiel et la baisse de rémunération dans les entreprises soi-disant en difficulté. Cette loi doit être combattue. Il n’y a rien à discuter avec le gouvernement qui sert la soupe au patronat. Il faut le combattre ainsi que toutes ses lois anti-ouvrières. C’est à l’Assemblée nationale que les lois sont votées, c’est donc à l’Assemblée qu’il faut manifester en masse pour exiger de la majorité de députés du PS et du Front de gauche :

  • Le retrait des projets de loi Macron, dialogue social, Santé, PME et de la réforme territoriale (projet de loi NOTRe, lois de fusion des régions et MAPTAM) !
  • L’arrêt des suppressions de postes dans la Fonction publique et le remplacement des postes supprimés ! L’arrêt de la MAP !
  • L’abrogation du « Pacte de Responsabilité » !

Stop au dialogue social qui aide à faire passer les mesures contre les salariés

Les directions syndicales doivent rompre tout soutien à ce gouvernement. Leur responsabilité est de cesser toute discussion, toute concertation avec le gouvernement et le patronat sur les projets de concassage des acquis. Les discussions avec le Medef sur le dialogue social permettent au gouvernement Valls, fort du vote en 1ère lecture du projet Macron, d’avancer vers la liquidation d’1/3 des organismes de représentation du personnel, des délégués du personnel et des CE, dont le coût de gestion des œuvres sociales devient inacceptable pour le patronat.

A bas la réforme territoriale ! Avec les lois MAPTAM, le projet de loi NOTRe, le gouvernement organise les fusions d’intercommunalités et des régions, dans l’objectif de mettre en œuvre un véritable plan social à l’échelle nationale, organisant la suppression de milliers de postes de fonctionnaires et la mise en cause des acquis locaux (temps de travail, régime indemnitaire, etc…). C’est dans ce cadre qu’ont lieu des négociations dans la Fonction publique sur les « parcours professionnels, les carrières et les rémunérations » auxquels participent toutes les directions syndicales alors que l’objectif de la ministre Lebranchu est d’allonger les carrières, de mettre en cause le recrutement par concours, de développer la rémunération de fonction et au mérite. Il faut imposer aux dirigeants des fédérations de fonctionnaires de quitter immédiatement ces instances de négociation ! Il faut virer les bureaucrates syndicaux qui se fourvoient dans les salons des ministères et des directions !

A bas le projet de loi santé ! La ministre Marisol Touraine a présenté début février un plan d’économies budgétaires de 3 milliards d’euros d’ici 2017 accompagné des réformes structurelles nécessaires au financement du pacte de responsabilité. C'est le cadre donné au projet de loi santé. Les hôpitaux sont sommés de prendre le « virage de l’ambulatoire » en réduisant massivement les capacités actuelles de chirurgie pour dégager des économies en personnels et en fonctionnement des services.

Les hôpitaux sont fermement invités à « maîtriser leurs effectifs et leur masse salariale », à « mutualiser les services » dans le cadre des futurs Groupements Hospitaliers de Territoire (GHT) instaurés dans le projet de loi Santé. D’ici 2017, les hôpitaux devront tous avoir adhéré à un GHT. Objectif : une économie de 270 millions d’euros par la réduction de près de 7 000 postes. Les GHT devront, selon la Ministre, constituer de « puissants leviers de la recomposition de l’offre de soins ».

Non à un nouveau contrat de travail pour les PME ! Fort du passage en force de son projet de loi, le ministre capitaliste Macron poursuit son offensive contre le code du travail. Il souhaite aussi "consolider l'industrie française du numérique avec des mesures de simplification" qui seront mises sur la table d'ici l'été. Elles seront accompagnées de "mesures de relance de l'investissement privé", a-t-il précisé. Selon Les Échos, la loi pourrait créer un nouveau contrat de travail pour les PME, réclamé par le patronat. L'employeur pourrait ainsi licencier plus facilement ses salariés en fonction de ses résultats économiques. Quant à la loi pour la croissance et l'activité, plus connue sous le nom de loi Macron, le ministre souhaite accélérer sa mise en œuvre pour que "l'application se fasse au plus vite". Elle doit être soumise en séance plénière au Sénat à partir du 7 avril.

Pour un gouvernement du PS et du Fdg sans Valls ni ministres bourgesois !

Avec le développement de la crise de l’économie capitaliste, la bourgeoisie française est acculée face à la concurrence de ses rivaux – notamment européens. Pour pouvoir réinvestir, elle doit dégager des profits qui ne peuvent être pris qu’en baissant la valeur de la force de travail. Elle cherche à imposer aux travailleurs en France ce qui a été imposé aux travailleurs en Europe. La classe ouvrière en France ne veut pas subir les mêmes attaques !

Le vote de 2012 signifiait que les travailleurs n’entendaient pas laisser Sarkozy et l’UMP poursuivre leur politique de concassage des acquis ouvriers sur ce « modèle » européen. La majorité de députés du PS et du Front de gauche à l’Assemblée Nationale n’a pas été élue pour que soit mise en œuvre une politique au service de la bourgeoisie française en crise ! Ni pour mettre en place un gouvernement dirigé par Valls et Macron, alors que le premier n’avait obtenu que 5% à la primaire socialiste et que le second, un banquier millionnaire, n’est même pas membre du PS !

L’existence d’une majorité PS - Front de Gauche témoigne de la volonté des travailleurs, en 2012, de défendre leurs acquis. Si les travailleurs montaient en masse manifester devant l’Assemblée nationale pour contraindre la majorité PS-FdG à rejeter les projets anti-ouvriers du gouvernement Hollande-Valls-Macron, ce serait un point d’appui pour chasser ce gouvernement inféodé à la bourgeoisie et constituer un autre gouvernement du PS et du Front de Gauche, sans Valls, ni Macron, ni ministre bourgeois !

De ce gouvernement, les masses exigeraient un programme ouvrier, notamment :

  • Contre le chômage : Interdiction de tous les licenciements !
  • Expropriation sans indemnités ni rachat des entreprises qui licencient ou font faillite !
  • Pour en finir avec la rigueur budgétaire : annulation de la dette !

Seul un Parti Ouvrier Révolutionnaire pourrait faire aboutir ces revendications, incompatibles avec le système capitaliste – et c’est l’objectif du Groupe Révoltes que de contribuer à le construire.

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