Le blog du groupe Révoltes

Pour la construction d’un Parti Ouvrier Révolutionnaire et d’une Internationale Ouvrière Révolutionnaire

A bas le gouvernement Macron-Philippe au service du capital ! A bas le plan « action publique 2022 » ! Retrait des ordonnances de liquidation du code du travail ! assez de concertation !

A bas la la politique anti-ouvriere du gouvernement macron-philippe

Le gouvernement bourgeois de Macron met un œuvre son plan d’ensemble d’attaque contre les acquis ouvriers, dans le privé comme dans le public.

Après avoir signé les ordonnances poursuivant la remise en cause des avantages acquis dans le Code du travail, le gouvernement Macron-Philippe entend s’attaquer à la Fonction publique : suppression de 120 000 postes, rétablissement du jour de carence, gel du point d’indice, éclatement du statut commun aux 3 fonctions publiques, vaste plan de privatisations, baisse des dotations aux collectivités, … Pour ce faire, il a mis en place un Comité « Action publique 2022 » chargé de faire des propositions d’économies et de privatisations.

La méthode du gouvernement pour faire passer ses plans de régression : le dialogue social, la concertation avec les responsables syndicaux.

Les ordonnances ont été préparées avec les directions syndicales, une cinquantaine de réunions se sont en effet tenues. Le gouvernement espérait ainsi qu’il n’y aurait pas d’opposition conflictuelle, frontale avec les syndicats. En acceptant de participer les directions syndicales ont permis au gouvernement d’appliquer son plan de division ; de fait la confédération FO n’a pas appelé à la mobilisation.

 

A bas le dialogue social ! il faut imposer aux directions syndicales la rupture avec le gouvernement afin de tout mettre en œuvre pour le combattre !

Pour mobiliser la classe ouvrière, il faut une perspective claire. Soit on accrédite l’idée qu’en faisant une grève de temps en temps, on crée un rapport de force suffisant pour que le gouvernement lâche quelques miettes, soit on explique haut et fort qu’il est au service du patronat, qu’il a un plan d’ensemble d’attaques contre les acquis ouvriers et qu’il doit donc être combattu.

Force est de constater que ni les directions syndicales ni les forces politiques ne veulent affronter le gouvernement, mettre en échec toute sa politique. Elles émiettent donc les journées d’action, qui ont pourtant mobilisé des centaines de milliers de travailleurs. Au lieu d’organiser unitairement une mobilisation d’ampleur contre le gouvernement, rassemblant les travailleurs du privé et les agents de la Fonction publique, pour mettre en échec toute sa politique, elles se cantonnent à des mobilisations sectorielles, dont les maigres acquis seront forcément précaires, comme c’est le cas pour les routiers.

Evitant une grève générale contre les ordonnances, le gouvernement convoque les directions syndicales le 12 octobre pour préparer la prochaine salve d’attaque, à savoir la formation professionnelle et l’assurance chômage. L’objectif est de dédouaner le patronat de leur financement. En acceptant de continuer à discuter avec le gouvernement Macron, les directions syndicales accréditent sa politique.

Il faut donc imposer aux directions syndicales, prendre position dans les syndicats, pour la rupture des négociations, de toute discussion avec le gouvernement Macron-Philippe.

 

Boycott de la rencontre syndicats / gouvernement du 12 octobre !

Non à la concertation dans la Fonction publique !

 

Front unique contre le gouvernement macron

Pour lancer toutes les forces dans la bataille contre le gouvernement, pour mobiliser tous les travailleurs contre l’offensive patronale, il faut que se réalise le Front unique entre syndicats et forces politiques.

D’un côté l’intersyndicale CGT, Solidaires, FSU a appelé aux journées du 12 et du 21 alors que la France insoumise appelait toute seule le 23 septembre. Les divisions ne peuvent plus continuer. Elles ont mené à l’élection de Macron et d’une majorité de député LREM. Il est urgent d’unir toutes les forces syndicales et politiques dans la rue. Mais il l’est tout autant aussi à l’Assemblée Nationale, d’unir les forces qui refusent la politique du gouvernement Macron-Philippe : de l’ancien PS/Nouvelle gauche, au PCF, à FI, aux organisations syndicales.

Organisons l’unité à la base pour structurer les mouvements qui tentent de dépasser l’inertie syndicale et politique, comme le Front social. Œuvrons à la réappropriation des syndicats. Les permanents syndicaux doivent être à notre service !

Mettons en place des structures qui intègrent partis et syndicats en élisant des échelons représentatifs intermédiaires (comités de ville, départemental, régional, national). Il faut affronter les directions syndicales corrompues et non les laisser agir à leur guise.

Plus largement, il faut œuvrer à la recomposition du mouvement ouvrier, à la construction d’un parti ouvrier, avec des militants du PS, du PCF, de FI … Ce parti doit être structuré et non resté un mouvement comme FI ou le mouvement du 1er juillet de Hamon. Les militants doivent élaborer un programme de défense de la classe ouvrière, de ses acquis, du Code du travail, de la Sécurité sociale, des conventions collectives, des statuts de la Fonction publique, des acquis sociaux, de l’Education nationale, de la Culture etc.

Oui à la démocratie ouvrière, au contrôle des chefs ! Non aux despotes bonapartistes !

 

Pour la construction d’un parti ouvrier révolutionnaire

Au-delà, il faut construire un Parti ouvrier révolutionnaire qui pose la question d’en finir avec le système capitaliste et la domination bourgeoise. On l’a vu en Grèce, même une formation dite « radicale » comme Syriza, une fois au pouvoir, a les pieds et les mains liés si elle n’affronte pas le capital. L’affronter implique que les ouvriers, dans chaque pays, et à l’échelle internationale, se regroupent au sein de partis révolutionnaires. C’est à ces combats, que le groupe Révoltes entend participer à sa juste mesure et offrir un cadre de discussion, d’élaboration et d’intervention.

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