Le blog du groupe Révoltes

Pour la construction d’un Parti Ouvrier Révolutionnaire et d’une Internationale Ouvrière Révolutionnaire

Tous les combats doivent être centrés contre Macron et son gouvernement, pour les chasser du pouvoir

POUr défendre les travailleurs, une nécessité absolue : chasser Macron du pouvoir

Les gilets jaunes l’ont bien compris : tant que Macron et son gouvernement seront au pouvoir, il n’y aura pas de répit pour les classes populaires. Dans son discours après le Grand débat, Macron martèle qu’il continuera le cap. Alors que le patronat est capable de lever des centaines de millions d’euros en une nuit à des fins intéressées (défiscalisation, contrats BTP à venir), les travailleurs peuvent bien continuer à se serrer la ceinture.

Et Macron peut continuer de frapper sans être inquiété sérieusement : allongement de la durée de cotisation pour la retraite, liquidation de la Fonction publique et des services publics, mise en cause du droit de manifester, etc. Comme il l’a souligné lui-même, il n’est pas là pour se faire réélire mais pour faire le job au compte de la bourgeoisie française qui a trop tardé dans la mise en cause des acquis ouvriers. La révolte populaire des gilets jaunes, qui a pris un caractère insurrectionnel en tentant de s’attaquer aux institutions de l’Etat, n’a pour le moment pas stoppé ce gouvernement bourgeois. Pourquoi ?

assez d’isolement et d’éparpillement : toutes les mobilisations doivent être centrées contre macron et son gouvernement. rupture définitive avec ce gouvernement bourgeois !

Parce que le mouvement des gilets jaunes est resté isolé, sans soutien des centrales syndicales ni des partis politiques. Il est resté isolé car il s’est centré dès le départ contre Macron dont il demande la destitution. Et de ça, aucun dirigeant du mouvement ouvrier, syndical ou politique, n’en veut, en tout cas pas par la rue.

Parce que toutes les réformes du gouvernement Macron sont préparées avec les directions syndicales, lors de multiples réunions. Et ce n’est qu’à la fin du processus, que les fédérations syndicales appellent à la mobilisation comme le 9 mai contre le projet de loi de transformation de la Fonction publique. Mais c’est déjà presque trop tard. Et ce n’est pas un hasard, si les travailleurs s’auto-organisent pour se défendre : gilets jaunes, enseignants contre la loi Blanquer, éboueurs … Car ils estiment que les organisations syndicales ne remplissent pas leur rôle de mobilisation contre les réformes, pour la défense des travailleurs, des classes populaires. Ce qui est contesté par les masses c’est l’intégration des organisations à l’Etat bourgeois.

elections européennes : front unique contre les partis bourgeois (LREM, LR, RN …), contre l’union européenne capitaliste

Le système électoral est honni par les travailleurs qui ne voient pas leur situation s’améliorer malgré les changements politiques. Parce qu’en réalité, il n’y a pas de véritable changement puisque tous les partis continuent de respecter l’Etat bourgeois, instrument de domination de la classe capitaliste.

Ceci dit, le rapport de force entre les classes est très déformé lors des élections. En effet, les classes populaires tentent d’émettre un vote « protestataire ». Auparavant, ils utilisaient le vote PS, PCF. Mais le PS a été laminé par 5 ans de gouvernement Hollande qui a permis au banquier Macron de prendre le pouvoir sur fond de crise profonde des partis d’origine ouvrière. Ces partis sont totalement discrédités aux yeux des masses du fait de leur prise en charge d’une politique pro-patronale.

L’absence d’alternative ouvrière à la crise ouvre les bras aux partis populistes, qu’ils soient de droite, comme le RN des Le Pen, et dans une moindre mesure l’UPR d’Asselineau ou de gauche (LFI de Mélenchon). Afin d’éviter que les partis bourgeois gagnent les élections européennes, seul un vote classe contre classe peut permettre de leur faire barrage. Contre les partis bourgeois, LR, LREM, RN, Front unique des organisations ouvrières. Ce qui signifie un vote pour les candidats présentés par Générations, le PCF, LFI ou LO.

Au-delà des élections, elles ont la responsabilité, pour répondre aux aspirations des masses, de s’unir contre Macron et sa politique et contre l’Union européenne capitaliste.

Pour mettre en cause le pouvoir de la bourgeoisie et son système de domination capitaliste, il faut construire un Parti Ouvrier Révolutionnaire

Les travailleurs défendent au quotidien la valeur de leur force de travail. Ils demandent leur dû après une petite reprise économique qui a « restauré » quelques profits, même si 2019 s’annonce moins favorable pour la bourgeoisie française dans un contexte économique mondiale chaotique. L’idéologie bourgeoise du « moins d’impôts, moins de taxes » doit être dépassée. Les impôts et les taxes doivent être proportionnels aux revenus, ce qui justifie la suppression de la TVA mais aussi de la CSG et autres contributions fiscales au détriment de cotisations sociales.

Dans le cadre du système capitaliste, tout est marchandise, tout est source de profit. Non seulement les biens manufacturés, mais également les œuvres artistiques et littéraires, les services, le logement, la santé et surtout le travail. La valeur de la force de travail est au cœur de la lutte des classes. Les capitalistes ne peuvent s’octroyer des profits qu’en extorquant la plus-value aux travailleurs qu’ils exploitent.

C’est pourquoi, le combat des travailleurs contre l’allongement de la durée du travail, pour l’augmentation des salaires, pour la défense du salaire différé (différence entre salaire brut et salaire net) est fondamental. Mais toute victoire acquise par la classe ouvrière reste précaire tant que le système capitaliste demeure.

Toutes les revendications, démocratiques, fiscales, d’organisation des villes et des campagnes, de gratuité des transports … sont incompatibles avec une société capitaliste, c’est à dire une société dont le moteur de la production est la réalisation du profit, société que défendent Macron et son gouvernement. Cela engendre exploitation, répression, pillage des ressources, gaspillage et guerre. C’est la négation des individus qui n’appartiennent pas à la poignée des possédants, c’est l’anéantissement de l’environnement par une production anarchique.

Le mouvement spontané a montré ses forces mais aussi ses limites. Il a permis de poser frontalement la question du pouvoir, y compris au sein des organisations ouvrières, mais ne permettra pas de la résoudre, d’en finir avec une telle (dés)organisation de la société. L’Etat bourgeois, lui, est très organisé avec sa politique, sa police, sa justice et son armée. Seule l’organisation consciente de militants formés, aguerris, indépendants de l’organisation bourgeoisie permettra d’affronter la minorité bourgeoise qui détient la majeure partie des richesses et des moyens de production afin de réorganiser la société, la production sur d’autres bases.

Tôt ou tard, le mouvement spontané cherchera un débouché politique. C’est pourquoi il est nécessaire de s’atteler à la construction d’un parti ouvrier révolutionnaire.

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