Pour la construction d’un Parti Ouvrier Révolutionnaire et d’une Internationale Ouvrière Révolutionnaire
25 Juin 2014
Notre congrès se déroule dans une situation marquée par deux faits majeurs :
Pour trouver cet argent, l’Etat doit économiser 50 milliards d’€ dans son budget : c’est autant de moins dans les services publics, les pensions, les aides sociales. Ce sont les salariés qui vont payer.
Pour raboter un peu plus, le gouvernement propose une réforme territoriale qui – sous prétexte de réduire le mille feuilles administratif – va lui permettre de supprimer des dizaines de milliers de postes dans la fonction publique territoriale.
Ce pacte n’est pas négociable.
- chez les cheminots contre le projet de loi ferroviaire discuté depuis plus d’un an avec les directions syndicales : le mouvement a été très suivi par les roulants (conducteurs et contrôleurs) qui ont réussi à paralyser le réseau malgré la campagne virulente de la presse et du gouvernement contre nos camarades.
Ils se sont battus contre la privatisation du système ferroviaire et pour la défense de leur convention collective (grille de salaires, temps de travail, régime de retraite). Notre confédération ne s’est pas prononcée pour le retrait de ce projet contrairement à certaines AG. Le mouvement n’a pas été centralisé.
Résultat, la loi a été votée remettant à plus tard les négociations sur la CC, c'est-à-dire sur sa remise en cause.
- chez les intermittents du spectacle. Et là, le gouvernement a eu chaud, craignant la jonction des deux mouvements.
Les dernières propositions du gouvernement ont été rejetées avec juste raison par les intermittents comme une mesure dilatoire essayant de sauver les festivals de l’été. Car le gouvernement ne propose rien d’autre que de payer pendant 6 mois – à la place des entrepreneurs du spectacle – les cotisations sociales ! C’est une nouvelle mesure de fiscalisation du salaire différé et c’est nous qui allons payer par l’impôt !
Dans cette situation, qu’y a-t-il à négocier avec ce gouvernement ? Faut-il participer à la conférence sociale de juillet ? C’est la question qui a été au cœur des discussions du CCN de mai 2014 et que rapporte Le Peuple de juin : le gouvernement nous refait le coup, mais quels enseignements tirons-nous des précédentes ? La première conférence sociale a abouti à la loi dite de sécurisation de l’emploi, la deuxième a donné l’allongement de l’âge de la retraite et la baisse des pensions. Nous n’avons rien à attendre de la 3°. Croyons-nous vraiment à notre capacité de mobiliser les salariés pour modifier le contenu de la conférence sociale voulue par le gouvernement pour faire passer ses plans avec l’appui des syndicats ?
Je propose que notre congrès se prononce pour le boycott de cette conférence et transmette notre décision à l’UD et à la confédération.