Pour la construction d’un Parti Ouvrier Révolutionnaire et d’une Internationale Ouvrière Révolutionnaire
14 Septembre 2015
Pour appuyer la « réforme territoriale, la « modernisation de l’action publique » (MAP) et les fusions d’établissements hospitaliers, qui conduisent à mettre en œuvre de véritables plans sociaux à l’échelle nationale, le gouvernement utilise la méthode du « dialogue social » pour tenter de faire passer ses réformes sans opposition majeure.
C’est bien le sens des négociations sur les Parcours professionnels, carrières et rémunérations » (PPCR) menées depuis d’un an, et auxquelles ont participé toutes les directions syndicales, et notamment les fédérations de fonctionnaires CGT.
Quel était l’objectif de ces négociations ? Accompagner les réformes de structure en assouplissant le cadre statutaire protégeant les fonctionnaires, leur garantissant des avantages acquis par corps et cadres d’emploi et des règles statutaires collectives.
Ces négociations ont fait suite au rapport Pêcheur remis au gouvernement fin 2013 et s’en inspirent largement :
Le cadre de ces négociations était donc très clair dès le départ et elles sont menées sur la base du rapport Pêcheur, rapport constitutif des négociations menées dans la Fonction publique pour mettre en cause le statut général des fonctionnaires, à l’image de la politique pro-patronale que mène le gouvernement.
Qui peut croire encore que le gouvernement Hollande-Valls défend les salariés, les fonctionnaires, les chômeurs, les licenciés, les immigrés, les migrants ?
Toute sa politique est maintenant bien perçue par les salariés comme une politique qui satisfait le patronat.
Il ne faut pas se laisser bercer par des leurres :
Ces soi-disant augmentations ne s’appliqueraient intégralement qu’après 2017 sans aucune garantie alors même que les principes qui vont sabrer le statut s’appliqueront déjà !
Il n’y a donc pas de demi-mesure. Ces négociations ne se sont pas faites dans l’intérêt des fonctionnaires ; cet accord non plus.
Il doit donc être totalement rejeté.
Aucune fédération de fonctionnaires, en particulier de la CGT ne doit le signer.
Tout doit être fait pour empêcher son application.
La consultation des structures CGT organisée par les fédérations de fonctionnaires est déjà très orientée justifiant d’une part la participation à ces négociations, pendant que la réforme territoriale se met douloureusement en place et d’autre part, appuyant l’accord.
La signature de cet accord signifierait que le gouvernement peut continuer tranquillement, sans opposition syndicale majeure, sa politique de concassage des acquis des salariés, des fonctionnaires, qu’il peut continuer la réforme territoriale.
Au contraire, les salariés, les fonctionnaires attendent d’en finir avec cette politique patronale.
C’est bien la responsabilité de la CGT dans son ensemble de cesser de cautionner cette politique en refusant de s’asseoir sur une chaise électrique aux côtés des ministres et du patronat et en organisant le combat qui s’impose.
Si cette motion n’a pas été adoptée en tant que telle, le syndicat Ufict-CGT de la Métropole de Lyon a pris position contre la signature de l’accord PPCR et l’a fait savoir à la fédération CGT Services publics.