Pour la construction d’un Parti Ouvrier Révolutionnaire et d’une Internationale Ouvrière Révolutionnaire
19 Juin 2014
Alors que le projet de loi ferroviaire fait l’objet depuis plus d’un an de discussions avec les directions syndicales et qu’il est présenté au Parlement pour être adopté, les cheminots ont engagé le combat contre ce projet en reconduisant depuis le 10 juin leur mouvement de grève. Ce mouvement est très suivi par les conducteurs et les contrôleurs qui entendent défendre leur convention collective (le fameux Rh 0001) et combattre contre la privatisation du système ferroviaire. Certaines Assemblées générales comme à Paris Est se sont prononcées pour le retrait du projet de loi ferroviaire, et ce, contre la direction confédérale CGT, contre la direction de la fédération CGT cheminots. Les élus du Front de gauche volent au secours du gouvernement Hollande-Valls en proposant un amendement qui vise à sauver le projet de loi en demandant de garantir aux cheminots un seul employeur mais pas le maintien de leur convention collective. Pour obtenir que ce projet de loi ne soit pas voté, il faut que les manifestations de cheminots soient organisées à l’Assemblée Nationale pour interdire à la majorité PS-FdG le vote de cette loi.
Les intermittents du spectacle sont en grève depuis plusieurs semaines contre l’agrément par le gouvernement de l’accord signé par la CFDT, la CFTC et FO avec le Medef qui durcit substantiellement leur conditions d’indemnisation chômage. Le gouvernement, inquiet par la conjonction des mouvements, tente de manœuvrer en proposant que l’Etat maintienne pendant six mois seulement les conditions actuelles d’indemnisation des intermittents. Valls reprend ainsi la revendication patronale du Medef qui demandait à l’Etat de prendre en charge l’annexe spécifique à la convention Unedic pour les intermittents. Le gouvernement dédouane donc le patronat de sa responsabilité de financer l’assurance chômage des intermittents en transférant cette charge patronale sur l’Etat ! Le Medef a menacé de quitter l’Unedic si le gouvernement dénonçait l’accord signé en mars. Chiche : Unedic financée à 100 % par le patronat et gérée à 100 % par les salariés !
Le gouvernement convoque début juillet une nouvelle conférence sociale pour mettre en place le suivi du « pacte de responsabilité », véritable machine de guerre contre les travailleurs en faveur du patronat qui doit recevoir 35 milliards de cadeaux sociaux et fiscaux. Ce pacte prévoit 50 milliards d’économie. Ainsi, la nouvelle réforme territoriale organise des milliers de suppressions de poste de fonctionnaires territoriaux et une cure d’austérité pour les établissements hospitaliers. La première conférence sociale organisée par Hollande en juillet 2012 avait abouti à l’ANI ; celle de juillet 2013 à l’augmentation du départ à la retraite. Les mobilisations des cheminots et des intermittents contre des projets déjà discutés avec les directions syndicales posent clairement la question d’imposer à ces mêmes directions syndicales la rupture du dialogue social avec le gouvernement, dialogue qui ne vise qu’à cautionner les réformes de destruction des acquis ouvriers. C’est pourquoi, il faut imposer aux directions syndicales, de la CGT et de FO de boycotter cette conférence sociale.