Le blog du groupe Révoltes

Pour la construction d’un Parti Ouvrier Révolutionnaire et d’une Internationale Ouvrière Révolutionnaire

Aucune négociation avec le gouvernement, le projet de réforme des retraites n’est ni amendable, ni négociable ! Les directions syndicales doivent organiser la grève générale de blocage de l’économie, pour vaincre et chasser Macron du pouvoir !

Le 5 et le 17 décembre les travailleurs ont déferlé dans la rue contre le gouvernement Macron et son projet de réforme des retraites. Dans de nombreux secteurs, les taux de grévistes sont inégalés. A la SNCF et à la RATP, la grève est reconduite, des raffineries sont à l’arrêt. La puissance de ces mobilisations montre la volonté de larges couches de travailleurs de contrer la réforme des retraites et d’en finir avec la politique de Macron au service de la bourgeoisie.

Le mouvement a imposé le mot d’ordre de retrait total, le projet n’est donc pas négociable !

Le gouvernement a mené des concertations pendant plus de 18 mois avec les directions syndicales pour tenter de faire avaliser son projet, en évitant un affrontement définitif. Or, l’exigence du retrait exprimé par les grévistes et les manifestants est incompatible avec la poursuite de la concertation. Le projet n’est pas négociable, les travailleurs mobilisés veulent le retrait pur et simple. Les travailleurs mobilisés doivent donc contraindre l’intersyndicale à rompre avec le gouvernement.

Pour vaincre et chasser Macron, il faut imposer un plan de bataille national : la grève générale pour bloquer les secteurs clés de l’économie !

L’appel des confédérations au 9 janvier a de fait marqué une trêve tout en incitant à la multiplication d’actions dispersées. Des blocages sont organisés localement par des militants syndicaux aidés par des gilets jaunes. Prôner la généralisation boite par boite c’est l’épuisement garanti. Il y a d’un côté des secteurs qui font grève depuis plus d’un mois et de l’autre quelques journées d’action qui se répètent. Pour gagner le retrait, il faut menacer le gouvernement dans son existence. Les directions syndicales doivent clairement afficher cet objectif et organiser un plan de blocage national mis en œuvre et contrôlé par la base dans des AG interpro. En plus des raffineries, des ports, des gares, des dépôts de transports en commun, il faut bloquer les aéroports, les autoroutes, les plateformes logistiques, les banques etc. Plus rien ne sort ni ne circule, sauf les produits de première nécessité et les urgences, sous contrôle des piquets de grève. C’est ce qui est nécessaire en urgence pour éviter l’épuisement secteur par secteur et pour faire plier Macron, pour qu’il retire sa réforme, pour aller jusqu’à le chasser du pouvoir comme le scandent depuis un an les gilets jaunes.

Tant qu’il sera en place il continuera sa politique de casse des acquis ouvriers. Face à la répression, il faut s’armer de casques et d’armures, comme les pompiers qui repoussent les forces de l’ordre qui gazent, qui matraquent, qui tirent et qui nassent.

A l’Assemblée Nationale, les députés de la France Insoumise et du PCF invectivent le gouvernement. Depuis le meeting du 11 décembre, qui a réuni de LO au PS, l’union des gauches semble se reformer. Mais, cette union n’a d’intérêt que si elle permet de chasser Macron du pouvoir. Sur la base du mouvement en cours, ces organisations doivent se déclarer publiquement prêtes à prendre le pouvoir dès à présent sans attendre 2022 !

Pour cela organisons nous pour imposer cette stratégie au directions syndicales, pour imposer un Front Unique Ouvrier, partis et syndicats pour vaincre et chasser Macron ! Pour que le pouvoir change de main, pour que la classe ouvrière prenne le pouvoir, il faut construire un parti ouvrier révolutionnaire, seul capable d’en finir avec le système capitaliste, car pour l’heure, les partis dits de gauche une fois au pouvoir laisse la classe bourgeoise diriger la société à son profit.

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