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Le plan Rebond, une « fusée à étage » lancée contre les chômeurs Front unique contre le plan « rebond » ! Maintien intégral du salaire pendant la durée de chômage !

Le plan Rebond, une « fusée à étage » lancée contre les chômeurs

Front unique contre le plan « rebond » !

Maintien intégral du salaire pendant la durée de chômage !

Depuis le début de la crise, les travailleurs sont confrontés à de vastes plans de licenciement et ce sont des milliers d’entre eux qui se retrouvent subitement en situation de demandeurs d’emploi. En 2010 près d’un million de chômeurs arrivent en fin de droit, dont 345.000 sans recours possible. Le gouvernement a proposé aux « partenaires sociaux » le Plan Rebond pour l’Emploi, qui condamne les chômeurs en fin de droit à la précarité.

Cet accord signé entre le gouvernement et les directions syndicales, hormis la CGT, le 15 avril, et entré en vigueur le 1er juin, s’adresse aux 345.000 chômeurs sans recours. Il prévoit que le Pôle emploi propose soit une formation rémunérée, soit un accompagnement renforcé pour les cadres, soit des contrats aidés. Une Aide Exceptionnelle pour l’Emploi, d’un montant égal à l’ASS (460 euros) serait versée dans le cas où le Pôle emploi ne pourrait proposer aucune de ces trois mesures et pour une durée maximum de 6 mois.

Les formations visent à réorienter les chômeurs vers des secteurs où le patronat a un besoin de main d’œuvre, notamment dans le BTP et les services à la personne, au mépris des qualifications et de l’ancienneté acquise, toutes les deux déterminant la rémunération et les conditions de travail. C’est inacceptable.

De la même manière, les contrats aidés (CAE et CIE) particulièrement précaires et dont les charges sont supportées à 80% par l’Etat, sont une aubaine pour le patronat qui flexibilise la main d’œuvre tout en réduisant son coût.

En outre, le refus d’une de ces mesures par le demandeur d’emploi, ne permet pas d’accéder à l’Aide Exceptionnelle pour l’Emploi. Le chômeur est donc contraint d’accepter n’importe quelle formation ou contrat sous peine de se retrouver définitivement sans revenu.

Le coût total de ce plan s’élève à 705 millions d’euros pris en charge par l’État et l’Unedic, voire 838 millions si les régions mettent la main à la poche. Ce coût, lié à la crise, est supporté par l’Etat alors même que le patronat qui l’a créé engrange à nouveau des bénéfices.

Face à la crise qui frappe les travailleurs et la jeunesse qui n’en sont en rien responsables, ce type de plan renforçant la précarité des chômeurs est inacceptable ; il est donc nécessaire que l’ensemble des organisations ouvrières exigent le retrait immédiat du plan rebond ainsi que l’interdiction des licenciements. Pour les chômeurs qui subissent au quotidien les contradictions du capitalisme, la seule mesure exigible est le maintien inconditionnel de l’indemnisation jusqu’au retour à l’emploi. Plus largement, les organisations ouvrières doivent combattre pour le maintien du salaire toute la durée du chômage et pour l’interdiction de tous les licenciements.

Ces revendications impliquent qu’il faut rompre toute négociation avec le gouvernement Sarkozy qui veut faire payer la crise aux travailleurs, et engager le combat contre sa politique.

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