Pour la construction d’un Parti Ouvrier Révolutionnaire et d’une Internationale Ouvrière Révolutionnaire
21 Avril 2011
Négociations Convention assurance chômage : Maintien intégral du salaire durant toute la durée du chômage, interdiction des licenciements ! Telles doivent être les revendications défendues par les syndicats !
Des négociations sont en cours entre patronat et syndicats pour le renouvellement de la convention sur l’assurance chômage. La précédente convention de 2009 avait été signée par la seule CFDT. Sous couvert d’exiger moins de période de cotisation pour avoir droit à indemnisation, la durée de l’indemnisation avait été réduite. De plus, le patronat avait obtenu le principe d’une baisse des cotisations.
Ce principe avait été inscrit dans la convention de 2009, qui arrive à expiration.
Les négociations 2011 s’ouvrent sur une revendication présentée par le patronat. Ainsi, dans le projet de nouvelle convention, il est dit :
« Les taux des contributions des employeurs et des salariés au financement du régime d’assurance chômage seront réduits à effet du 1er janvier ou du 1er juillet de chaque année si, au cours des deux semestres qui précèdent, le résultat d’exploitation de chacun de ces semestres est excédentaire d’au moins 500 millions d’euros et à condition que le niveau d’endettement du régime soit égal ou inférieur à l’équivalent de deux mois de contributions calculés sur la moyenne des douze derniers mois (5 à 6 milliards d’euros). La réduction de cotisation maximale prévue est de 0,5 point. »
La CGT est hostile à la baisse des cotisations. Les autres syndicats plaident pour la prise en compte d’un endettement équivalent à un mois de contributions au lieu de 2 et pour une réduction maximale de la cotisation de 0,25 point. La négociation, bloquée un temps, se poursuit. La convention actuelle qui devait venir à échéance le 31 mars a été prorogée de deux mois, jusqu'à fin mai, pour permettre la poursuite des négociations.
Le recul des bornes d'âge à partir desquelles les seniors ont droit à trois ans de chômage au lieu de deux, ou reçoivent des allocations destinées à faire la jonction entre fin de droits et début de retraite, est demandé par le Medef, qui le justifie par le recul de l'âge du départ à la retraite, mais il est refusé en bloc par les syndicats.
En cas de blocage total des négociations, l'État pourrait reprendre la main sur l'indemnisation des chômeurs.
Mais les syndicats, CGT en tête, refusent d’avancer les revendications des travailleurs. Ceux-ci ne sont en rien responsables de leur « employabilité », ils sont les exploités du mode de production capitaliste, où le patronat utilise la main d’œuvre dont il a besoin puis la jette au chômage.
Les travailleurs ne sont pas plus responsables de la crise économique qui est fondamentalement une crise de surproduction du système capitaliste.
Dès lors dans cette situation de crise économique où des milliers de travailleurs ont été licenciés et se retrouvent au chômage, la revendication principale que doivent défendre les directions syndicales est le maintien intégral du salaire pendant toute la durée du chômage. Plus largement, toutes les organisations ouvrières, partis et syndicats, doivent combattre pour l’interdiction des licenciements. Le travail nécessaire doit être réparti entre tous les travailleurs disponibles : échelle mobile des heures de travail !