Pour la construction d’un Parti Ouvrier Révolutionnaire et d’une Internationale Ouvrière Révolutionnaire
11 Janvier 2017
Les Primaires, la course à la désignation du « chef bonapartiste »
Calquant les élections américaines, les Primaires deviennent la règle pour désigner, avant même de parler de programme proposé par les partis, le futur « chef » qui se présentera comme candidat à l’élection du Président-Bonaparte de
Tout semble joué d’avance : la politique pro-patronale du gouvernement Hollande-Valls mène tout droit au retour des Républicains au pouvoir ou même à l’avènement du FN. Les Républicains représentent très fidèlement le programme de la bourgeoisie française en entendant s’attaquer, avec des nuances dans la manière, aux acquis ouvriers (retour aux 39H, allongement du départ à la retraite, primauté aux accords d’entreprise, hausse de
Du fait de sa politique pro-patronale, le PS est en miette, au bord de l’explosion. Le gouvernement dirigé par Hollande va cependant poursuivre jusqu’au bout sa politique pro-patronale. Preuve en est avec le projet de loi de finances 2017 qui continue les suppressions de postes de fonctionnaires et les cadeaux au patronat (CICE, baisse de la fiscalité des entreprises).
Hollande est affaibli politiquement du fait de sa prise en charge des intérêts du patronat et ne peut donc se représenter, situation inédite sous
Quant à Mélenchon, parti tout seul au mois de mars, au lieu de rassembler toutes les forces de « gauche », des frondeurs au PCF, il se moule dans les institutions de
Ce n’est pas ce dont ont besoin les travailleurs.
Pour un programme de défense de la classe ouvrière
Pris au piège des Primaires puis de l’élection présidentielle, les travailleurs sont désorientés. Avant de désigner un candidat, les forces de « gauche », des frondeurs du PS, de EELV, du PG, du PCF ont la responsabilité de se réunir et de discuter d’un programme de défense des travailleurs, capables de les réunir sur leur terrain de classe contre la bourgeoisie et ses partis. Ainsi, la classe ouvrière doit imposer aux forces de « gauche » un programme de défense de ses intérêts intégrant la lutte contre l’impérialisme français colonialiste qui asservit les peuples dans le monde, notamment en Afrique, et qui accentue l’exploitation des travailleurs en France.
Pour définir des revendications prioritaires qui pourraient constituer des éléments de programme, il faut partir des besoins des travailleurs. Ces besoins à long terme ne peuvent être considérés en dehors du mode de production. Le système capitaliste est un système de production basé sur le partage de la plus-value entre le patron industriel, le rentier foncier et le banquier. Cette plus-value est le fruit du seul travail du salarié. La répartition des richesses produites ne peut être faite qu’entre les producteurs, c’est à dire les travailleurs.
Il est donc nécessaire à terme de rompre avec le mode de production capitaliste, et d’avancer vers un mode de production socialiste, débarrassé du parasitisme de la bourgeoisie.
Or, le socialisme n’est plus une perspective immédiatement saisissable pour les masses exploitées.
C’est pourquoi nous avançons des revendications transitoires, pour la mobilisation des masses, pour la construction d’une telle organisation révolutionnaire. Nous revendiquons :
etc. …
Pour la construction d’un parti ouvrier révolutionnaire
Les centrales syndicales de travailleurs doivent aussi se prononcer sur ces éléments de programme. Elles ne peuvent comme le font FO et
Les directions syndicales ont souvent montré leur duplicité avec les pouvoirs en place. Les travailleurs doivent se réapproprier leurs organisations syndicales et exiger de leurs directions de reprendre les éléments prioritaires de programme et qu’ensemble avec les partis politiques, PCF, PG, NPA, LO mais aussi les frondeurs du PS, ils organisent des meetings, des rassemblements, des manifestations pour défendre ce programme.
Nous, militants organisés autour du Groupe Révoltes disons que les frondeurs du PS, fondeurs d’EELV, militants du PCF, du PG ont la responsabilité de combattre sans plus attendre la politique patronale du gouvernement Hollande et de porter ensemble un programme de défense de la classe ouvrière.
Nous disons : on vous soutiendra tant que vous appliquerez une politique conforme aux intérêts des travailleurs. En attendant, nous œuvrons à la construction d’un parti ouvrier révolutionnaire, et d’une internationale ouvrière révolutionnaire car jusqu’à ce jour vous ne nous avez pas démontré autre chose que votre incurie à gérer le bien être des masses et votre propension à accroître les gains du capital.