Pour la construction d’un Parti Ouvrier Révolutionnaire et d’une Internationale Ouvrière Révolutionnaire
28 Février 2012
A bas les mesures anti-ouvrières du gouvernement Sarkozy !
Aucune négociation-discussion entre patronat et syndicats sur les accords de compétitivité !
Front unique pour vaincre Sarkozy et chasser l’UMP du pouvoir !
Pas une voix ouvrière pour les partis bourgeois, pour un gouvernement du Front unique, des seuls PS-FDG-NPA
Imposons aux organisations ouvrières la satisfaction des véritables revendications ouvrières !
Retrait immédiat des mesures anti-ouvrières
En acceptant de se rendre au « sommet social » convoqué par Sarkozy le 18 janvier, les dirigeants syndicaux lui ont montré leur soumission et lui ont ainsi donné la possibilité de continuer sa politique anti-ouvrière jusqu’au bout de son mandat. B. Hortefeux a déclaré que « le sommet social du 18 janvier a été un succès pour le gouvernement car tous les représentants syndicaux sont venus et sont restés ». Fort de cet appui, le gouvernement poursuit son offensive contre les acquis ouvriers :
- La mise en place de la TVA « sociale » équivaut à un cadeau de 13 milliards d’€ fait au patronat via l’exonération totale des 5,4 % de cotisation famille pour les salaires allant jusqu’à 2,1 fois le SMIC et partiellement jusqu’à 2,4 fois le SMIC. Cette mesure ampute le salaire brut des ouvriers ; elle doit être compensée par une hausse de la TVA de 1,6 point que les travailleurs paieront !
- La limitation du droit de grève des travailleurs des entreprises du transport aérien contenue dans une proposition de loi obligera les travailleurs de ce secteur à se déclarer grévistes 48 H à l’avance
- L’article 40 de la proposition de loi du député UMP JL Warsmann relative à la simplification du droit et à l'allègement des démarches administratives a été adopté le 31 janvier à l’Assemblée Nationale. Il introduit la modulation du nombre d'heures travaillées sur une courte période sans requalification du contrat de travail.
Abrogation immédiate de ces lois ! Telles doit être la revendication défendue par les syndicats et les partis politiques d’origine ouvrière !
Sarkozy a également impulsé les accords dits de « compétitivité-emploi » qui doivent être négociés entre syndicats et patronat dans les deux mois à venir. Une première rencontre a eu lieu ce 17 février entre syndicats (CGT, CFDT, CFTC, FO, CFE-CGC) et patronat (Medef, CGPME, et Upa). L’objectif est de développer la flexibilité par l’augmentation du temps de travail sans augmentation de salaire ; les accords d’entreprise pourraient déroger aux accords de branche et au Code du Travail. La CFTC, la CFDT et la CFE-CGC sont favorables à ces accords mais, extrême ambition, souhaitent qu'en contrepartie de la modulation du temps de travail et du salaire, l'entreprise donne des garanties sur le maintien de l'emploi ! Patrick Bernasconi, négociateur pour le Medef, a réaffirmé que «ces accords doivent être discutés au sein de l'entreprise». Comme l'explique Agnès Le Bot, négociatrice pour la CGT, «le Medef essaye d'obtenir plus de flexibilité au détriment des salariés. Ils ont beaucoup tergiversé, mais on connaît leur ambition de fond ». La CGT n’a donc rien à faire dans ces négociations !
Dirigeants syndicaux, arrêtez de servir la soupe au MEDEF et à Sarkozy ! Sortez immédiatement des discussions sur les accords dits de « compétitivité-emploi » ! Rompez avec le gouvernement et la bourgeoisie et réalisez le Front Unique Ouvrier, aux côtés des partis politiques d’origine ouvrière (PS, PG, PCF, NPA), pour exiger dans l’unité la satisfaction des revendications ouvrières. Telles sont les exigences que les travailleurs et la jeunesse doivent imposer à leurs directions syndicales et politiques : vous devez être à notre service, pas au service de la bourgeoisie !
Front unique pour vaincre Sarkozy et le chasser du pouvoir
Pendant le quinquennat de Sarkozy, les travailleurs ont de nombreuses fois indiqué leur rejet de sa politique par les grèves, les puissantes manifestations de 2009 et 2010 et à l’occasion des élections (européennes et régionales). Alors qu’il était possible lors de la mobilisation sur les retraites d’avancer la perspective d’une grève générale politique orientée contre ce gouvernement bourgeois, les directions syndicales et politiques d’origine ouvrière ont refusé d’affronter ce gouvernement et ont renvoyé la classe ouvrière aux élections présidentielles.
Mais en attendant cette échéance, la crise a redoublé et touche de plein fouet des dizaines de milliers de travailleurs, dont certains sont jetés à la porte des entreprises voire de leurs logements. Pendant ce temps-là, le gouvernement Sarkozy a continué à porter des coups contre les acquis ouvriers (poursuite des suppressions de postes dans le public, …) et fait des largesses à la bourgeoisie (cadeaux fiscaux, suppression de la taxe professionnelle, exonérations de cotisations sociales, …). Mais face à la crise qui s’accentue, la bourgeoisie est divisée, au sein même de l’UMP.
Il n’y a donc pas un moment à perdre pour affronter Sarkozy et chasser l’UMP du pouvoir. C’est la responsabilité des organisations d’origine ouvrière, PS, Front de gauche, NPA d’organiser ce combat.
Lors des présidentielles, les travailleurs vont se saisir des partis ouvriers bourgeois pour battre Sarkozy : pas une voix ouvrière pour les partis bourgeois, UMP-Modem-FN ! Au premier tour, vote pour le candidat ouvrier de son choix (PS, FG, NPA, LO) et au second pour celui d'entre eux le mieux placé afin de battre Sarkozy et la bourgeoisie.
Imposons la défense des véritables revendications ouvrières
Mais quel programme appliquerait un tel gouvernement ? S’agira-t-il de moraliser le capitalisme comme le propose le PS, de faire la révolution uniquement dans les urnes comme le revendique le Front de gauche ou de se contenter de lutter dans la rue et les entreprises sans véritablement poser la question d’un gouvernement ouvrier comme s’en contente le NPA ?
La crise du système capitaliste impose à toutes les bourgeoisies, en particulier celles d’Europe, de porter des coups sévères aux acquis ouvriers. C’est ce qu’ont fait les gouvernements dirigés par les partis socialistes en Grèce, en Espagne ou encore au Portugal.
La classe ouvrière en France acceptera-t-elle, si Sarkozy était battu aux élections, si un gouvernement d’alliance du PS et du Front de gauche se mettait en place, la même politique d’austérité ? Non. Elle exigerait en premier lieu l’abrogation de toutes les lois anti-ouvrières du gouvernement Sarkozy.
Contre la crise capitaliste qui condamne les travailleurs au chômage et à la baisse du pouvoir d’achat, les travailleurs auront à imposer à un tel gouvernement la satisfaction des véritables revendications ouvrières, telles que :
- L’interdiction de tous les licenciements (tout licenciement, boursier ou non, étant insupportable à tout travailleur)
- L’annulation pure et simple de la dette, pas un sou de remboursement aux banques
- Le retour à la retraite à 60 ans pour tous et aux 37,5 années de cotisation calculées sur les 10 meilleures années
- L’exigence d’un seul contrat de travail, le CDI ; la défense du statut de la fonction publique, l’arrêt des suppressions de postes
- La défense du salaire différé, de la Sécurité sociale, l’arrêt des exonérations de cotisations patronales
La satisfaction de ces revendications nécessiterait inévitablement de s’attaquer à la propriété capitaliste : expropriation des banques et des grandes trusts de l’énergie, transports, BTP, pharmaceutiques, automobiles, distribution, téléphonie, informatique …
Mais parce que la satisfaction de ces revendications est contradictoire avec le maintien du système capitaliste et qu’aucun parti actuel ne semble prêt à les défendre, les travailleurs et la jeunesse doivent dès à présent s’organiser pour la construction d’un parti ouvrier révolutionnaire. Les militants du Groupe Révoltes vous invitent à venir discuter de tout cela : quelles revendications porter ? Comment ? Quel parti construire ? Comment ? …