Pour la construction d’un Parti Ouvrier Révolutionnaire et d’une Internationale Ouvrière Révolutionnaire
29 Avril 2012
Dehors Sarkozy : Vote inconditionnel pour Hollande, candidat du PS, pour chasser Sarkozy !
Une victoire de Hollande ouvrirait la voie à la mobilisation de la classe ouvrière pour la défense des revendications !
Au premier tour de l’élection présidentielle, le candidat de la bourgeoisie, Sarkozy vient de subir un sévère revers électoral avec un score historiquement bas de 27% des suffrages. Pour battre Sarkozy, les travailleurs ont utilisé le vote Parti socialiste avec plus de 10,2 millions de voix. Pour mémoire Royal totalisait 9,5 millions de voix en 2007. Près de 4 millions de travailleurs se sont également saisis du vote Front de gauche pour exprimer leur rejet de la politique de Sarkozy. Le FG a réuni des dizaines de milliers de jeunes et de travailleurs dans ses meetings et a créé un engouement certain qui témoigne d’une recherche d’un programme de défense des intérêts de la classe ouvrière.
Mais, alors que la crise du capitalisme se poursuit, une fraction non organisée du prolétariat rejette les partis traditionnels de la classe ouvrière, PS comme Front de gauche, et a voté pour le FN qui réunit 18% des voix (6,4 millions, contre 5,4 millions en 2002). Les organisations d’origine ouvrière, politiques et syndicales, en portent une grande responsabilité : elles ont refusé d’engager le combat frontalement contre le gouvernement Sarkozy pour le vaincre et le chasser par la grève générale lors du conflit sur les retraites en 2010, puis, lorsque la mobilisation a reflué, elles ont attendu les élections. Abandonnant les revendications ouvrières, elles jettent une partie des travailleurs désabusés dans les bras de l’extrême droite populiste.
Les résultats de ce 1er tour accentuent la crise au sein de la bourgeoisie française qui est profondément divisée. Elle conserve difficilement ses positions au niveau mondial et surtout européen et c’est pourquoi, pour maintenir ses profits, elle doit affronter la classe ouvrière pour diminuer drastiquement la valeur de la force de travail, s’attaquer à tous les acquis ouvriers (Code du travail, conventions collectives, statut de la fonction publique, Sécurité sociale, travailleurs immigrés …). C’est la seule chose qui l’unifie mais elle se déchire sur l’ampleur des attaques à porter et le rythme auquel les mettre en œuvre.
Mais le programme protectionniste du FN ne correspond pas aux besoins actuels du capitalisme français et n’est donc pas encore, le parti financé par le capital. Il organise autour de lui des couches de la petite bourgeoisie mais capte des voix ouvrières qui ne trouvent pas de solutions auprès des partis d’origine ouvrière. C’est pourquoi, la responsabilité de toutes les organisations ouvrières, partis et syndicats, est de rassembler toute la classe ouvrière autour d’un programme de défense des acquis ouvriers.
Vote classe contre classe ! Pas une voix ouvrière à Sarkozy !
L’aspiration profonde de la classe ouvrière est de chasser Sarkozy et l’UMP du pouvoir. Pour cela, les organisations d’origine ouvrière, partis et syndicats doivent appeler clairement à un vote PS contre Sarkozy au second tour.
Nous n’avons aucune illusion sur le PS qui est un parti depuis bien longtemps, fortes trahisons à l’appui, mort pour la révolution socialiste. Mais renvoyer dos à dos UMP et PS est criminel. Il s’agit d’utiliser le vote PS contre Sarkozy vomi par des millions de travailleurs et de jeunes , d’infliger une défaite brutale à la bourgeoisie et de créer un nouveau rapport de force entre les classes, plus favorable à la classe ouvrière. Une victoire de Hollande ouvrirait la voie à la mobilisation de la classe ouvrière pour la défense de ses revendications.
C’est pourquoi la responsabilité des directions syndicales est d’organiser le rassemblement de toute la classe ouvrière, en premier lieu le 1er Mai pour mettre en avant les véritables revendications ouvrières face à la crise.
Il s’agit de rassembler l’ensemble des travailleurs et la jeunesse opprimée dans un seul camp, pour la défense des revendications économiques immédiates et des revendications transitoires. C’est la seule réponse possible à apporter aux travailleurs qui n’ont pas voté au premier tour, ou qui ont voté pour un parti bourgeois, à ceux qui, dépités par les trahisons passées des organisations traditionnelles du mouvement ouvrier, mettent un trait d’égalité entre Sarkozy et Hollande, entre l’UMP et le PS, à ceux qui ont voté FN.
Nous devons nous organiser pour imposer aux directions des organisations d’origine ouvrière, partis (PS, FG, NPA, LO) et syndicats (CGT, FO, FSU…) qu’en premier lieu elles mobilisent l’ensemble de la classe pour l’abrogation des lois anti-ouvrières de Sarkozy :
- la LRU et toutes les lois concernant l’Éducation Nationale, de la maternelle à l’université
- les lois sur le service minimum (transports, Éducation nationale, transport aérien)
- la loi Bachelot sur les Hôpitaux
- la loi sur l’allongement du départ à la retraite et la mise en cause des régimes spéciaux
- la suppression de la taxe professionnelle et l’exonération de l’ISF
- la RGPP et la fin du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite
- la fin des exonérations fiscales et de cotisations sociales pour le patronat
Mais au-delà, ce qui est nécessaire et indispensable pour les travailleurs aujourd’hui c’est :
- L’interdiction de tous les licenciements (tout licenciement, boursier ou non, étant insupportable à tout travailleur)
- L’annulation pure et simple de la dette, pas un sou de remboursement aux banques
- Retraite à 60 ans pour tous après 37,5 années de cotisation calculées sur les 10 meilleures années
- Un seul contrat de travail, le CDI ; la défense du statut de la fonction publique, l’arrêt des suppressions de postes
- La défense du salaire différé, de la Sécurité sociale, l’arrêt des exonérations de cotisations patronales
- Etc …
Telles doivent être les revendications que doivent reprendre dès à présent les centrales syndicales. La satisfaction de ces revendications est incompatible avec des compromis pour gérer la crise tels que l’envisage le Parti socialiste en annonçant une Conférence nationale pour la croissance et l’emploi qui se tiendrait à la mi-juillet s’il était porté au pouvoir. Le but de cette Conférence sera d’associer patronat et syndicats pour trouver des solutions à la crise, qui ne peuvent être que de nouveaux sacrifices pour les salariés. Les organisations syndicales n’ont rien à y faire !
Pour la construction d’un véritable Parti Ouvrier Révolutionnaire
Nous n’avons pas plus d’illusion sur le PS que sur le FG ou la volonté des dirigeants syndicaux actuels de reprendre ces revendications car ces bureaucraties, pour conserver leurs positions sociales, n’ont aucun intérêt à s’attaquer à la propriété capitaliste, à œuvrer pour la révolution socialiste.
Or, la satisfaction de ces revendications nécessiterait inévitablement de s’attaquer à la propriété capitaliste : expropriation des banques et des grandes trusts de l’énergie, des transports, du BTP, de la pharmacie, de l’automobile, de la grande distribution, de la téléphonie, de l’informatique …
C’est pourquoi les travailleurs et la jeunesse doivent dès à présent s’organiser pour la construction d’un véritable parti ouvrier révolutionnaire qui reprendra ces revendications à son programme. Les militants du Groupe Révoltes sont disponibles pour participer à la construction d’un tel parti et vous propose d’en discuter