Pour la construction d’un Parti Ouvrier Révolutionnaire et d’une Internationale Ouvrière Révolutionnaire
31 Mai 2011
Au Maghreb, en Espagne, partout : en finir avec le capital !
En France : Sarkozy « dégage » !
Front unique pour le chasser du pouvoir sans attendre 2012 !
Pour un gouvernement d’alliance des PS-Front de gauche-NPA-LO, imposons un programme de défense de la classe ouvrière et l’abrogation des lois anti-ouvrières du gouvernement Sarkozy
Le capitalisme n’offre aucun avenir ni à la jeunesse ni au prolétariat
La crise financière de 2008 reflète la crise générale du capitalisme. Pour continuer à faire des profits, les entreprises et les banques exigent une baisse du coût du travail, du salaire direct comme du salaire différé (Sécurité sociale). Pour les capitalistes, le budget de l’État doit en priorité servir au remboursement de la dette et non pas à payer des fonctionnaires. La crise de 2008 a jeté nombre de travailleurs au chômage et a accentué la précarité.
En Espagne, les travailleurs subissent de plein fouet la crise et se mobilisent contre les plans d’austérité
En Espagne, le chômage atteint plus de 20% et touche de plein fouet les jeunes. Le gouvernement Zapatero s’est attaqué aux acquis des travailleurs pour satisfaire les exigences de banquiers et des patrons : gel des pensions, baisse des salaires des fonctionnaires de 5%, suppression d'une aide de 400 euros aux chômeurs en fin de droits, augmentation de l'âge de la retraite de 65 à 67 ans … Les travailleurs ont répondu massivement aux journées de grève convoquées par les centrales syndicales, qui par ailleurs collaboraient à la mise en place des réformes du gouvernement.
A la suite, les travailleurs engagent des mobilisations qui rassemblent, depuis le 15 mai, des milliers de personnes sur les grandes places des villes espagnoles. Le mouvement dénommé « Démocratie réelle maintenant » apparu dans ces rassemblement, donne pour consigne de s’affranchir des partis politiques et des syndicats, avec ordre de ne même pas y faire référence. Si la peur de la récupération est compréhensible, l’existence des partis d’origine ouvrière (PSOE, Gauche Unie) et des syndicats (CCOO et UGT), leur responsabilité ne peut être évacuée. Aux dernières élections municipales, le PSOE a subit une défaite avec 28% des voix contre 35% pour le Parti populaire.
Certes le PSOE est responsable des plans d’austérité qui s’abattent sur les travailleurs et les jeunes espagnols ; pour autant, la victoire du PP n’est pas une victoire pour les masses espagnoles. La question posée au mouvement est celle de l’organisation en comités de grève, en assemblées de ville, centralisés au niveau national pour défendre un programme de défense de la classe ouvrière : en premier lieu, l’abrogation des plans d’austérité. Cette exigence doit être portée au PSOE et à la Gauche unie, ex-PC espagnol ainsi qu’aux directions syndicales, qui doivent cesser de soutenir les réformes anti-ouvrières du gouvernement.
En France, pour satisfaire les revendications, il faut affronter et vaincre le gouvernement Sarkozy
Aux dernières élections cantonales, Sarkozy, son gouvernement et l’UMP ont subi une nouvelle claque. L’abstention ouvrière résulte de l’absence d’alternative politique pour chasser Sarkozy notamment lors des puissantes mobilisations de l’automne contre le projet de réforme des retraites. Les directions syndicales ont en effet refusé d’appeler à la Grève générale. Les partis ouvriers bourgeois, PS-PCF-PG-NPA, ont refusé d’ouvrir une alternative politique malgré un gouvernement totalement rejeté. Pourtant pour gagner sur les retraites il fallait vaincre et chasser Sarkozy par la grève générale insurrectionnelle.
Pour l’heure, la classe ouvrière et la jeunesse rejettent profondément Sarkozy et son gouvernement et veulent en finir rapidement avec sa politique. Mais toutes les organisations d’origine ouvrière n’offrent aujourd’hui comme seule perspective que les élections présidentielles de 2012. Toutes se moulent dans la course à la désignation d’un candidat « Bonaparte ». C’est pourquoi, des jeunes, des travailleurs, des chômeurs veulent se mobiliser comme en Espagne. Mais il faut un but à ces mobilisations, en Espagne, au Maghreb, comme en France.
Pour un programme de défense de la classe ouvrière
Au-delà du candidat, c’est bien le programme qui est décisif. Ce programme peut être défendu par des structures d’élaboration collectives issues des mobilisations. Mais les PS, PCF, PG, NPA, LO, tous d’origine ouvrière, ainsi que les centrales syndicales (CGT, FO, FSU) ont également une responsabilité en la matière.
Les travailleurs et la jeunesse doivent s’organiser autour de leurs revendications, élaborer leur programme, pour l’imposer aux dirigeants de ces organisations. Ce doit être un programme de défense des intérêts de la jeunesse et des travailleurs. La première exigence qui doit être imposée à ces organisations est qu’elles revendiquent l’abrogation de toutes les lois anti-ouvrières, en premier lieu celles du gouvernement Sarkozy. En ce sens les mobilisations de ces dernières années montrent clairement ce que veulent les masses aujourd’hui en France. Voici quelques revendications transitoires que nous soumettons à discussion :
Annulation de la dette, pas un sou aux banques !
Interdire des stages et des contrats précaires : un seul contrat, le CDI !
Pour lutter contre le chômage, interdiction de tous les licenciements !
Pour les chômeurs actuels, maintien du salaire jusqu’au retour à l’emploi ! Contre le chômage, échelle mobile des heures de travail, répartition du travail en fonction de la population active.
Blocage des loyers, construction massive de logements sociaux par l’État !
Allocation d’étude pour les jeunes travailleurs en formation, sans condition de ressources, gratuité totale des études : pas de frais d’inscription, livres, logement et transport gratuits …
Contre la vie chère, rattrapage du pouvoir d’achat perdu depuis 1982, échelle mobile des salaires
Abrogation de la loi allongeant le départ à la retraite, 60 ans pour tous, abrogation de la réforme Fillon de 2003, retour aux 37,5 ans pour tous, rétablissement des régimes spéciaux
Arrêt des suppressions de postes dans la Fonction publique, rétablissement de tous les postes supprimés.
Abrogation de toutes les réformes dans l’Éducation Nationale, de la maternelle, du lycée, à la LRU.
Défense du statut, recrutement uniquement par concours. Abrogation de la loi Bachelot sur les Hôpitaux. A bas la politique sécuritaire. Abrogation des lois LOPPSI 1 et 2 !
Régularisation de tous les sans-papiers, mêmes droits politiques, économiques et sociaux pour tous les travailleurs !
Pour un gouvernement PS-Front de gauche-NPA-LO
En France, après la défaite des candidats UMP, ce gouvernement est à bout de souffle. Les organisations issues du mouvement ouvrier, PS-PCF-PG-NPA ont une énorme responsabilité aujourd’hui : au lieu d’attendre 2012, elles doivent remobiliser la classe ouvrière et la jeunesse pour mener le combat pour chasser Sarkozy et son gouvernement du pouvoir, comme les masses tunisiennes et égyptiennes ont chassé Ben Ali et Moubarak. Seul ce combat permettrait de satisfaire les revendications ouvrières : abrogation des lois de Sarkozy, interdiction des licenciements, indexation des salaires sur les prix … Pour faire mûrir cette nécessité, il faut s’acheminer vers la construction d’un parti ouvrier révolutionnaire, outil indispensable pour la prise du pouvoir.
C’est à cette tâche qu’entendent contribuer les militants du groupe Révoltes. Prenez contact et discutons-en !