Pour la construction d’un Parti Ouvrier Révolutionnaire et d’une Internationale Ouvrière Révolutionnaire
30 Novembre 2015
A bas l’État policier qui réprime les mobilisations !
La responsabilité des directions des partis et syndicats ouvriers est d’exiger la levée immédiate de l’État d’urgence et l’arrêt des frappes en Syrie !
Front unique pour imposer à la majorité de députés du PS et du Front de Gauche de s’opposer à la politique anti-ouvrière et répressive du gouvernement Hollande-Valls !
Dans ce cadre, aux élections régionales : pas une voix ouvrière aux partis bourgeois (Les Républicains-UDI-Modem-FN)
Le gouvernement Hollande-Valls a pris prétexte des attentats pour mettre en place l’État d’urgence, procédure anti-démocratique de la Vème République bonapartiste. Il peut ainsi, sans aucun contrôle, établir sur tout le territoire un État policier.
Ainsi, dimanche 29 novembre, le rassemblement place de la République à Paris a été placé en garde à vue à ciel ouvert et a été suivi de plusieurs centaines d’arrestations.
Des voix s’élèvent désormais pour mettre en cause cet État policier qui prend prétexte des attentats pour s’en prendre à toutes formes de mobilisations.
L’État d’urgence interdit de fait à la classe ouvrière, de se défendre contre les attaques économiques et politiques du gouvernement. L’État d’urgence a été voté quasiment à l’unanimité, hormis une poignée de députés du PS et d’EELV. Quant aux élus du PCF, ils ont d’abord tous voté pour à l’Assemblée Nationale, puis sous la pression de la base, se sont finalement abstenus au Sénat. Toutes les organisations d’origine ouvrière, PS, PCF, les autres organisations du Front de gauche, se sont donc alignées aux côtés du gouvernement pour la défense de l’État bourgeois réactionnaire.
Quant aux confédérations syndicales CGT et FO, en refusant d’exiger clairement la levée de l’État d’urgence, elles couvrent la politique du gouvernement.
Alors que le gouvernement poursuit sans pause sa politique anti-ouvrière (réforme territoriale, projet de loi Santé, projet de loi de Finances 2016…), comment défendre les revendications et les acquis des travailleurs autrement que par la grève et les manifestations ? Tolérer l’état d’urgence c’est s’autocensurer, c’est s’interdire toute possibilité de riposte contre les attaques du gouvernement.
La responsabilité des confédérations syndicales est d’exiger la levée immédiate de l’état d’urgence qui interdit toute manifestation.
Le Parlement a également voté pratiquement unanimement la poursuite des frappes aériennes en Syrie. Or, c’est bien la politique guerrière de la France, comme des autres impérialismes, États-Unis et Russie en tête qui sème le chaos au Moyen-Orient. Ces mêmes impérialismes organisent le contrôle de la région par l’intermédiaire d’États les plus réactionnaires, comme l’Arabie Saoudite ou Israël. La France est moins regardante sur les droits humains quant il s’agit de ces États.
La classe ouvrière doit imposer à la majorité de députés du PS et du Front de gauche l’arrêt de la politique guerrière et répressive du gouvernement Hollande-Valls en exigeant l’arrêt immédiat des frappes aériennes en Syrie, de toute intervention militaire de l’État français au Moyen-Orient.
Front unique pour imposer à la majorité PS-Front de gauche le combat contre la politique anti-ouvrière et répressive du gouvernement Hollande-Valls
C’est dans ce contexte d’État d’urgence que se déroulent les élections régionales. Elles revêtent d’autant plus une importance politique. Les travailleurs sont extrêmement désabusés par le vote PS étant donné la politique pro-patronale qu’il mène au pouvoir.
Beaucoup s’interrogent sur la perspective politique qui pourrait être ouverte pour combattre la politique du gouvernement Hollande-Valls et le renverser sans remettre au pouvoir Les Républicains.
Le vote de 2012 signifiait que les travailleurs en France n’entendaient pas laisser Sarkozy et l’UMP poursuivre la remise en cause des acquis ouvriers. La majorité de députés du PS et du Front de gauche à l’Assemblée Nationale n’a pas été élue pour que soit mise en œuvre une politique de destructions des acquis et des droits ouvriers, pour le compte de la bourgeoisie française en crise !
Ainsi la responsabilité des organisations syndicales n’est pas seulement de critiquer, d’aménager ou de demander des contreparties aux attaques du gouvernement, notamment dans le cadre du dialogue social, mais d’organiser le combat central, par une manifestation à l’Assemblée Nationale, pour imposer à cette majorité PS-Front de gauche de voter :
Un autre gouvernement est possible : un gouvernement du PS et du Front de Gauche, majoritaires à l’Assemblée, sans Valls, ni Macron, ni ministre bourgeois !
Pour les élections régionales, les partis bourgeois ont réussi à se rassembler derrière Les Républicains (LR). Le FN est propulsé médiatiquement comme un épouvantail, pour mieux aiguillonner le vote en faveur du parti bourgeois LR. Avec son programme en contradiction avec les intérêts fondamentaux du capitalisme français, le FN peine à recruter ses cadres au-delà des couches déclassées et marginalisées de la bourgeoisie.
Les travailleurs n’ont aucun intérêt à voter pour ces deux partis qui, l’un comme l’autre poursuivront et accentueront l’offensive contre les jeunes et les travailleurs.
Pas une voix ouvrière aux partis bourgeois (LR-UDI-Modem-FN) !